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14 mars 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Revaloriser la profession d’éducatrice

Simon Dufresne, Mathieu Lacombe et Harold LeBel

©Gracieuseté

Simon Dufresne, Mathieu Lacombe et Harold LeBel

Le directeur du CPE l’Aurore boréale de Rimouski, bureau coordonnateur de la garde en milieu familial, Simon Dufresne, explique que le manque criant de places en garderie doit d’abord être pallié par une revalorisation du métier d’éducatrice.

M. Dufresne a tenté de sensibiliser le ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe, à ce sujet lors de son passage à Rimouski la semaine dernière : « Il faut recruter, car il manque entre 400 et 500 places à Rimouski. Mais cela passe par une valorisation de la profession, car il manque de ressources humaines. Les messages envoyés ont dévalorisé la profession. Dans les cégeps, on a de moins en moins de finissants, ou alors ils vont travailler ailleurs, car le réseau est malmené depuis des années, sous les libéraux on a eu des coupures et là, on nous annonce les maternelles 4 ans. Mais il n’y pas de ressources humaines pour ce projet. »

M. Dufresne se réjouit toutefois que le ministre ait affirmé que son ministère travaillait à la promotion de la profession. « Le ministre était d’accord sur le fait qu’on n’inventera pas de monde. Mais on dévalorise quand même en disant que les parents devront faire un choix entre une éducatrice technicienne et une professeure bachelière de quatre ans. Le ministère de l’Éducation annonce en plus qu’il va recruter des éducatrices et les former pour qu’elles deviennent des professeurs. »

Modifier la règlementation

Le directeur dit prôner l’arrimage et une certaine modification à la règlementation pour aider au recrutement : « Une responsable en service de garde (RSG) peut recevoir six enfants, neuf si elle a une assistante. Mais avec l’augmentation du salaire minimum, ces femmes qui sont des travailleuses autonomes ont de la difficulté à joindre les deux bouts et sont souvent obligées de payer leurs assistantes au salaire minimum, ce qui fait qu’elles partent vers les garderies scolaires. On a proposé au ministre de monter le ratio à 10, puisque chaque enfant vient avec une subvention, pour que la RSG donne de meilleures conditions de travail à son employée, ce qui pourrait en même temps enlever de la pression au niveau des places. »

Plan d’action

Le député de Rimouski, Harold LeBel a monté, avec plusieurs intervenants socio-économiques de Rimouski-Neigette, un plan d’action sur les besoins urgents en services de garde éducatifs. Il espère pouvoir créer 200 places dans un court laps de temps et un total de 366 places sur un horizon de trois ans.

Le plan consiste à recruter une vingtaine de responsables en service de garde pour assurer la création de 150 places en milieu familial déjà attribuées et autoriser 46 places dans les installations des Centre de la petite enfance (CPE) dans des locaux déjà disponibles, d’ici 2020. Il recommande également au ministre de la Famille de considérer le manque de place pour poupons dans les prochains projets ou appels d’offres ciblés. Le député s’est également dit satisfait de l’ouverture montrée par le ministre Lacombe.

 

 

Commentaires

15 mars 2019

Jean-claude

Ça empeste le syndicat à plein nez.

16 mars 2019

Dany Canuel

J'ai été en milieu familial durant 5 ans comme travailleur autonome, travailler 50 heures semaines car en milieux familiales, avec les papiers de subvention avec 10 heures de garde par jour, c'est le minimum d'heure, si aujourd'hui je suis en cpe, pas d'heures de garantie, et on me dis que le métier est criant, c'est vraiment n'importe quoi, ici dans le bas du fleuve, vous n'avez pas de garderie non subventionner et juste des cpe, la main est de mise pour vous faire voir d'autre évolution, et M jean-Claude, il n'y à pas de syndicat a part qu'a Mont-jolie

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