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20 mars 2019

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Hausse fulgurante du nombre d’emplois disponibles au Bas-Saint-Laurent

Alexandre Gauthier-Belzile

©Gracieuseté

L’économiste régional à la Direction régionale de Services Québec du Bas-Saint-Laurent, Alexandre Gauthier-Belzile.

MAIN-D’OEUVRE. Le Bas-Saint-Laurent est un terreau fertile pour les chercheurs d’emploi, si bien que la région n’a jamais connu d’aussi grands défis en matière de recrutement.

Selon l’Enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistique Canada, le Bas-Saint-Laurent comptait 2 550 postes vacants au 3e trimestre de 2018, du jamais vu. À la même période, un an plus tôt, 1 760 postes étaient à pourvoir.

« Un récent rapport de Desjardins faisait une analyse des postes vacants d’après les données de cette enquête. Il révélait que le Bas-Saint-Laurent était l’une des neuf régions où le taux de croissance entre le 3e trimestre de 2017 et celui de 2018 était le plus important au Canada », constate l’économiste régional à la Direction régionale de Services Québec du Bas-Saint-Laurent, Alexandre Gauthier-Belzile.

Cette forte hausse est essentiellement attribuable à deux facteurs. Il y a d’abord le vieillissement de la population. Le Bas-Saint-Laurent est l’une des régions où la proportion de départs à la retraite est la plus élevée par rapport au nombre de personnes qui intègrent le marché du travail. D’autre part, l’économie de la région se porte bien.

« Le secteur manufacturier est en pleine croissance. C’est sûr que cela a une incidence sur l’activité économique et la demande de main-d’œuvre », signale M. Gauthier-Belzile.

Période critique

Commerce de détail, hébergement, restauration, santé, et industrie manufacturière sont autant de secteurs où les besoins sont criants. Bien qu’il soit difficile de prévoir de quelle façon réagira le marché de l’emploi bas-laurentien dans les prochaines années, des perspectives démographiques peuvent fournir des indices. Les observateurs se fient à l’indice de remplacement de la main-d’œuvre, qui compare le nombre de personnes qui devraient intégrer le marché du travail, soit les 15-24 ans, par rapport aux 55-64 ans, plus enclins à quitter pour la retraite.

« La période entre 2014 et 2023 est considérée la plus critique en matière de recrutement. Dès 2023, on s’attend à une baisse des départs à la retraite. Il devrait aussi y avoir une légère augmentation du nombre de personnes qui intègrent le marché du travail », explique Alexandre Gauthier-Belzile.

L’immigration et l’embauche de personnes retraitées figurent parmi les avenues identifiées par les employeurs afin de combler leurs besoins. Chose sûre, depuis les 15 dernières années, le rapport de force s’est inversé. Si autrefois les employeurs pouvaient compter sur un bassin de candidats pour arrêter son choix, ils doivent aujourd’hui faire preuve de créativité pour attirer d’éventuels employés.

« Les employeurs ont un rôle à jouer pour attirer les travailleurs. Pour être attractif, oui le salaire est une chose, mais les conditions de travail et l’ambiance de travail ont aussi un gros impact. On sait que de plus en plus, la conciliation travail-famille a un poids important. Les gens veulent être capables d’avoir de la flexibilité et du plaisir au travail », observe M. Gauthier-Belzile.

Commentaires

2 avril 2019

Joe lutete kalonji

Intéressé et aimerait avoir un plus des détails sur les domaines d’emplois et les salaires.

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