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08 avril 2019

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Les femmes ingénieures sont sous-représentées dans la région

Kathy Baig

©Gracieuseté

La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig.

Dans une tournée qui s’arrête à Rimouski aujourd’hui, la présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec rappelle le défi que représente la valorisation de la profession auprès des femmes au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

De passage dans la région, Kathy Baig est venue échanger avec les membres de l’Ordre de l’Est-du-Québec, en plus de leur présenter les résultats du plan stratégique ING 2020, et de tenir une activité de reconnaissance. L’organisme, qui encadre la profession a mis sur pied un programme d’ambassadrices, précise que les femmes forment environ 15 % du membership de l’Ordre. Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, cette proportion descend à 10 %.

L’Ordre des ingénieurs du Québec travaille de concert avec Ingénieurs Canada dans le but que 30 % des ingénieurs soient des femmes d’ici 2030. Le défi est de taille. La méconnaissance du génie, l’absence de modèles féminins et les stéréotypes persistants sont les principaux obstacles identifiés à la valorisation de la profession chez les femmes.

« Dans notre cas, lorsqu’on regarde les dernières inscriptions, on est seulement à 18 %. Quand on se compare aux autres professions, on voit que certaines d’entre elles ont 50 % et plus de femmes. C’est la réalité qu’on vit. Mais les femmes qui sont dans la profession aiment leur profession. D’après un sondage qu’on a réalisé, huit femmes sur 10 recommanderaient à leur fille d’aller en génie », explique Mme Baig.

Rareté de main-d’oeuvre

Le génie ne fait pas exception des professions confrontées à des défis liés à la rareté de la main-d’œuvre dans l’Est-du-Québec. L’Ordre des ingénieurs du Québec compte 1 062 membres Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. De ce nombre, le quart œuvre en génie mécanique et 21 % travaillent en génie civil.

« Lorsqu’on parle aux employeurs de votre région, on constate que c’est le recrutement qui est le plus difficile. Il est dur d’avoir des ingénieurs et de les garder. On sait qu’actuellement, il y a une forme de pénurie de main-d’œuvre à l’échelle québécoise. Le tiers de nos membres a plus de 50 ans. On sait qu’éventuellement, ils vont partir à la retraite », mentionne Kathy Baig.

L’Ordre dit travailler sur le dossier, notamment en facilitant l’accès des permis de pratique aux professionnels formés à l’étranger. « On ne fait pas de nivellement par le bas. Ce sont les mêmes compétences qu’il faut avoir atteintes au Québec et au Canada. La différence est qu’on les accompagne davantage. On prend plus en compte leurs expériences professionnelles », précise la présidente de l’Ordre.

La tenue d’activités de promotion du domaine du génie auprès de la relève. Selon Ingénieurs Canada, plus de 100 000 ingénieurs quitteraient la profession au pays d’ici 2025.

Commentaires

8 avril 2019

Pierre L.

Arrêtez donc de continuellement vous lamenter.

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