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11 avril 2019

Alexandre D'Astous - adastous@lexismedia.ca

Francis Deschênes condamné à une peine globale de 20 mois et demi de prison

Vols et introductions par effraction

marteau justice

© - L'Avantage Rimouski

La peine a été prononcée ce jeudi après-midi.

Francis Deschênes, 48 ans, de Rimouski-Est, qui a plaidé coupable à plusieurs chefs d’introduction par effraction et de vol dans des chalets, cabanons et véhicules dans les MRC de Rimouski-Neigette et de la Mitis à l’automne 2017 a été condamné à une peine globale de 20 mois et demi de détention ce jeudi après-midi au palais de justice de Rimouski.

La peine tient compte d’une détention préventive entre son arrestation le 21 mars 2018 et son départ en maison de thérapie le 10 juillet 2018 équivalente à 168 jours, soit 112 jours à 1,5 jour par jour purgé. Le tribunal retient également 180 jours de thérapie fermée à la maison Carignan de Trois-Rivières comme de la détention, mais comptant en simple. Le total de la détention préventive est de 11 mois et demi à laquelle le juge James Rondeau ajoute neuf de prison à compter d’aujourd’hui, conformément à la suggestion commune des avocates Me Julie Gagné (Couronne) et Me Caroline Bérubé (Défense).

La détention sera suivie d’une probation de trois ans et de l’obligation d’effectuer 200 heures de travaux communautaires. « C’est l’oisiveté qui a mené monsieur vers la criminalité. On veut donc le tenir occupé », indique Me Gagné.

Francis Deschênes a travaillé pendant 26 ans pour Hydro-Québec, mais des problèmes de santé l’ont poussé vers une retraite anticipée en 2016. C’est là que sa consommation d’alcool, de cannabis et de méthamphétamines s’est accentuée en raison de l’ennui. Il semble que ce soit ce que l’aurait amené à commettre de nombreux vols. Parmi les objets volés retrouvés chez lui, des motos, scies mécaniques, portefeuilles, bidons d’essence, bois de chauffage.

Le 26 juin 2018, Deschênes avait plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation d’introduction par effraction, vols, méfaits, possession d’outils de cambriolage et possession d’une arme prohibée, soit une carabine de calibre 22 tronçonnée. C’est à ce moment que le juge Rondeau l’avait remis en liberté pour que se rapporte en thérapie où il est demeuré jusqu’au 6 janvier 2019. Depuis ce temps, il demeure chez ses parents à Forestville. « Mon client a tout perdu, sa famille, sa maison. Le rapport de sa thérapie est très positif. Il a même servi d’exemple à des gens commençant leur thérapie », précise Me Bérubé.

« Je regrette tout ce que j’ai fait. Je suis sincèrement désolé. Je veux me reprendre en main et faire une belle vie », mentionne M. Deschênes.

Deschênes été déclaré apte à comparaître au terme d’une évaluation psychiatrique à la suite de son arrestation.

La peine comprend également une interdiction de posséder des armes de 10 ans et un prélèvement d’ADN pour analyse génétique. À sa sortie de prison, Deschênes devra rembourser 600 $ en 10 mois à l’acquis du propriétaire des cinq cordes de bois qu’il a volé à Saint-Donat. Pendant les trois ans de sa probation, il ne pourra consommer d’alcool ni de drogue, y compris du cannabis et il devra se rendre une fois par semaine à une rencontre des alcooliques anonymes.

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