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10 mai 2019

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

L’école de Bombardement et de Tir de Mont-Joli racontée par François Dornier

CONFÉRENCE

Tour d'observation du champ de tir des avions - Sainte-Flavie.

©Photo : Facebook

L'une des deux tours d’observation du champ de tir des avions encore présente dans le paysage de Sainte-Flavie

De 1941 à 1945, des milliers d’aviateurs provenant des quatre coins du monde ont reçu à Mont-Joli la formation les préparant à la Seconde Guerre mondiale.

Cette tranche d’histoire, méconnue de nos jours, est racontée dans la conférence de l’auteur et conférencier François Dornier qui, depuis un an et demi, ravive les mémoires sur ce sujet et présente dans l’Est-du-Québec, les faits rappelant l’actualité de cette époque.

« Pour toutes sortes de bonnes raisons, cette tranche d’histoire a été oubliée. La Deuxième Guerre mondiale s’est invitée le long du fleuve Saint-Laurent de 1939 à 1945, mais plus spécifiquement de 1942 à 1944 alors que les sous-marins allemands ont navigué le long de nos côtes, il y a eu des opérations militaires importantes et de l’entraînement à Mont-Joli », témoigne François Dornier.

L’aéroport de Mont-Joli comptait au nombre d’une centaine d’autres construits au Canada.  L’école de Bombardement et de Tir de Mont-Joli aura été le point de départ d’une aventure dont plusieurs ne reviendront pas.

« Elle était l’une des plus grandes écoles du genre. On y a formé 6 000 aviateurs, dispensé 115 000 heures de vol, il y avait 75 bâtiments… c’était une ville en soi avec un hôpital, un théâtre, des hangars, des équipements à perte de vue, 150 avions dont 35 à 50 à la fois qui volaient au-dessus du fleuve pendant la 2e Guerre Mondiale. Hormis les pilotes à l’entraînement et les autres partis combattre outre-mer, cette base militaire était entretenue par des civils qui ont aussi contribué à la construction de cette “ville”, à l’équiper et à l’alimenter, et ce de façon très importante pendant plusieurs années », ajoute M. Dornier.

Peu de vestiges subsistent de cette époque si ce n’est que deux tours d’observation du champ de tir des avions. Elles sont situées à Sainte-Flavie. Le troisième est un hangar sur l’ancienne base à Mont-Joli. Tous les autres bâtiments ont été démolis.

François Dornier, auteur et conférencier

©Photo : Charles Lepage - L'Avantage Rimouski

François Dornier, auteur et conférencier.

Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie et président de l’organisme « Patrimoine militaire de La Mitis. »

©Photo : Charles Lepage - L'Avantage Rimouski

Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie et président de l’organisme « Patrimoine militaire de La Mitis. »

Une visite virtuelle de ce lieu l’été prochain

Nouvellement formé, l’organisme Patrimoine militaire de la Mitis entreprend actuellement une démarche pour sortir de l’oubli ce pan de notre histoire, unique au Québec. « Nous avons des projets en cours pour l’été qui vient, dont une exposition qui nous permettra de modéliser cette base militaire. Grâce au Cégep de Matane qui a développé une grande expertise en animation 3D et en synthèse d’images, on fera vivre une expérience virtuelle aux visiteurs qui pourront porter un casque de réalité virtuelle et visiter les hangars, les lieux et utilités de cette école de Bombardement et de Tir comme s’ils y étaient. D’autres projets seront mis en place éventuellement », s’enthousiasme Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie et président de l’organisme Patrimoine militaire de La Mitis.

Avion - 2e Guerre Mondiale.

©Photo : Facebook.

150 avions comme celui-ci, dont 35 à 50 à la fois, volaient au-dessus du fleuve pendant la 2e Guerre Mondiale.

Commentaires

14 mai 2019

Marcel Valois

Il y a peu être la cible de pratique pour le lancement de bombes qui est encore visible. Cette cible est située sur l'extrémité Est de la Pointe-aux-Cenelles de Sainte-Flavie. Elle est de forme triangulaire et construite en béton. A proximité, on retrouvait des "caps" (partie des bombes d'entrainement)...

28 mai 2019

Gilles Doiron

WOW Merci de faire ce projet, j'ai bien hâte que ça ouvre nous allons aller le voir c'est certain. Surtout que mon père et deux de ces frères se sont enrôlé comme volontaire, aussi mon père a fait le débarquement de Normandie le matin du 6 juin 1944. J'ai beaucoup d'histoire de notre père car nous avons hérité des lettres qu'il a écrit a notre mère durant le conflit que ma soeur a mit au propre qui nous fait un manuscrit de 300 pages. Nous avons été visité les plages de Normandie en 2011 et 2014 pour le 70e anniversaires du débarquement. Dommage que mon père est décédé en 2003 a l'âge de 81 ans j'aurais aimé faire ce voyage avec lui, car blessé vers le 8 juillet a l'aéroport de Carpiquet rapatrié en Angleterre pour être soigné tranferré dans le R22eR fait la campagne d'Italie suivie de la Belgique et Hollande au Pays-Bas a la fin de la guerre. Les trois frères sont revenu de ce conflit.

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