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10 mai 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Un nouveau fonds d’aide d’un demi-million de $ pour les entreprises en économie sociale

BAS-SAINT-LAURENT

Jacques Bérubé et Julie Quimper

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Jacques Bérubé et Julie Quimper, lors de la présentation aux médias du nouveau fonds. Celle-ci a été suivie d'une présentation aux entreprises, à laquelle plus d'une cinquantaine d'intéressés étaient présents.

Un nouveau fonds régional d’investissement en économie sociale (FRIÉS), assez unique en son genre Québec, vient d’être créé spécifiquement pour les entreprises d’économie sociale de la région. Il est doté de près de 500 000 $ pour ses deux premières années.

Ce fonds a été constitué par le biais d’une mise de fonds de 109 000 $ émanant de la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent, abolie en 2016, et d’une subvention de 375 500 $ provenant du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), un programme administré par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

La présidente d’Économie sociale Bas-Saint-Laurent, Julie Quimper, explique qu’il s’agit d’un fonds assez unique en son genre au Québec. « Je n’ai pas la prétention de dire que c’est le premier au Québec, mais on n’en connait pas beaucoup d’autres. J’ai comme le « feeling » qu’on est les seuls. »

Le fonds, développé en partenariat avec les organismes locaux de développement, permettra à des entreprises d’économie sociale de bénéficier de cinq volets possibles d’aide : prédémarrage, démarrage, initiatives ponctuelles et projets spéciaux, commandites et campagnes de financement, et finalement, le plus vaste volet, développement, expansion, consolidation et redressement.

Jacques Bérubé présentant le logo du nouveau FRIÉS.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Jacques Bérubé présentant le logo du nouveau FRIÉS.

Contributions non remboursables

Le coordonnateur d’Économie sociale Bas-Saint-Laurent, Jacques Bérubé, explique que l’aide financière se présentera sous forme de contributions non remboursables, et non de prêts : « Aujourd’hui, en prédémarrage ou démarrage, il y a toujours une forme d’endettement qui représente un certain risque. C’est certain qu’on ne peut pas penser remplacer ce qui existait avant le démantèlement, mais on souhaite aider les entreprises à se mettre en place et se développer. »

Les entreprises qui souhaitent bénéficier d’une aide financière doivent être membres d’Économie sociale Bas-Saint-Laurent et pour le volet 5, les projets doivent être analysés et référés par les organismes locaux de développement. Les projets reçus sont analysés par un comité de gestion et il n’y a pas de date limite pour leur dépôt.

Économie sociale ?

Économie sociale BSL a recensé plus de 300 entreprises en économie sociale dans la région, qui évoluent dans tous les secteurs d’activités, culturel, touristique, commerces de détail, restauration, et plus. « On fait souvent une blague, on dit que tu peux passer ta vie en économie sociale, tu la commences en CPE et tu la finis en coopérative funéraire, mais entre les deux, c’est très varié », indique M. Bérubé.

Il ajoute que les entreprises d’économie sociale sont des organismes à but non lucratif avec un volet marchand : « Elles ont une gouvernance démocratique et une politique de recherche de viabilité via un autofinancement qui se situe à un minimum de 20 % et qui peut être variable. Le statut des membres d’Économie sociale BSL est validé par les organismes locaux de développement, les CLD ou les MRC. Par exemple, ici, dans la MRC Rimouski-Neigette, la SOPER confirme leur statut. »

Il existe 22 pôles d’économie sociale au Québec. Celui du Bas-Saint-Laurent compte actuellement 135 entreprises collectives dans les huit MRC de la région.

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