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13 mai 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Santé mentale : outiller les jeunes de plus en plus tôt

PORTES OUVERTES À RIMOUSKI

Patricia Ouellet et Jessica Nadeau, su service d’aide psychosociale du Cégep de Rimouski, lors de la journée portes-ouvertes sur la santé mentale.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Patricia Ouellet et Justine Nadeau, su service d’aide psychosociale du Cégep de Rimouski, lors de la journée portes-ouvertes sur la santé mentale.

La journée portes ouvertes en santé mentale qui s'est tenue le 7 mai dernier à Rimouski a permis à une vingtaine d’organismes de la région de réaffirmer l’importance de la co-intervention pour faire face à des défis croissants qui apparaissent de plus en plus tôt chez les enfants, comme l’anxiété de performance.

Patricia Ouellet, intervenante de corridor au Cégep de Rimouski, et Justine Nadeau, stagiaire au service psychosocial, indiquent qu’il est important d’outiller les jeunes très tôt dans leur cheminement afin qu’ils puissent faire face à toute problématique en santé mentale : « Les difficultés comme le stress et l’anxiété n’apparaissent pas à 24 ans, on y est prédisposé, il faut travailler très tôt. Dans la région, les organismes comme Pro-Jeune-Est Rimouski-Neigette peuvent accompagner les jeunes dès la 1e année du primaire et jusqu’en secondaire 5. Plus on prend en charge l’anxiété jeune, et moins cela reste pour le futur. »

Au Cégep, Mme Ouellet affirme rencontrer beaucoup d’étudiants aux prises avec différentes problématiques : « On travaille de plus en plus à faire que la santé mentale fasse partie des priorités des étudiants au quotidien. Ce n’est pas toujours lié à santé mentale, ça peut être des problèmes de gestion du stress, comme dans les périodes de fin de session, mais l’anxiété de performance est de plus en plus présente. »

Le même constat est dressé par Justine Nadeau, qui termine sa formation en Technique de travail social au Cégep : « Il y a une augmentation de l’anxiété, pas seulement à Rimouski mais partout au Québec dans les cégeps, les universités, ça commence dès le secondaire et même le primaire, et c’est multifactoriel. Ce sont des problèmes non réglés qui peuvent se poursuivre, l’intimidation, l’anxiété de performance. Il y a des critères rigides, par exemple pour les étudiants qui doivent entrer en médecine, la cote R. On a des étudiants qui ont tendance à sous-estimer leur valeur par rapport à ce qu’ils doivent faire alors que, s’ils sont au cégep, c’est qu’ils ont toutes les compétences pour y arriver. »

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

La journée portes ouvertes sur la santé mentale, qui revient tous les deux ans à Rimouski, permet à la population de s'informer directement auprès des organismes qui aident les personnes en situation de vulnérabilité.

La coordonnatrice de PLAIDD-BF à Rimouski et membre du comité organisateur de la journée portes ouvertes,  Caroline Cimon-Dick

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

La coordonnatrice de PLAIDD-BF à Rimouski et membre du comité organisateur de la journée portes ouvertes, Caroline Cimon-Dick

Portes ouvertes

Pour cette 5e présentationde la journée portes ouvertes, une vingtaine de stands étaient représentés, pour réseauter mais aussi donner de l’information à la population, le CLSC et le les services sociaux, de même que les ressources en emploi comme SAIME Rimouski, le Cégep, des organismes de défense des droits en santé mentale, des locataires, des personnes démunies, le Centre femmes, la Maison de l’espoir, la Lueur de l’espoir, le Centre de prévention de crise et de prévention du suicide, SMQ-Québec, les Trois-Mâts, ou encore l’Arrimage : « On voulait regrouper les principaux organismes qui accompagnent les clientèles vulnérables pour offrir un lieu public qui rassemble tout le monde. Tout le monde est dans le même panier, tu peux venir t’informer, personne ne va te juger », indique la coordonnatrice de PLAID-BFF, Caroline Cimon-Dick, membre du comité d’organisation.

Elle explique que la première étape est d’aller chercher les informations auprès des organismes présents sur le territoire : « C’est certain qu’on n’est pas médecin, et qu’il y a une portion médicale en santé mentale. Mais aller chercher des informations pour soi ou pour les transmettre fait partie de la première étape, tout comme la démystification de la santé mentale. On veut souligner que ce n’est pas parce que tu as un problème que tu vas être comme ça toute ta vie, et que ce n’est pas parce que tu te sens vulnérable que ça va rester comme ça. »

L’art pour se rétablir

La journée a, cette année, été orientée vers le rétablissement par l’art : « Tout le monde a une santé mentale, bonne ou moins bonne dans certaines périodes de sa vie. Mais il y a des solutions au rétablissement, l’art en fait partie, le côté festif et beau existe. « À livres ouverts », les personnes touchées par une expérience de problème de santé mentale parlent de leur rétablissement, les Insoumis dépeignent la santé mentale dans leurs œuvres, c’est un projet de vie, c’est créatif, ça pousse à avancer. Les slams sont aussi des prestations oratoires qui dénoncent, militent et poussent à la réflexion, tout ça crée quelque chose de beau », précise Mme Cimon-Dick.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Quelques œuvres des Insoumis, un projet qui vise à encourager le partage et le développement du potentiel créatif des personnes vivant avec des problématiques de santé mentale.

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