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24 mai 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Un demi-siècle de bridge à Rimouski

CLUB DE BRIDGE DE RIMOUSKI

Antonin Rioux

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Antonin Rioux, président d’honneur des Fêtes du 50e anniversaire, est un Maître bridgeur.

Le Club de bridge de Rimouski souffle ses 50 bougies cette fin de semaine, où plus d’une centaine d’invités seront rassemblés pour les célébrations, comme le Rimouskois Antonin Rioux, membre fondateur du club en 1969.

Les amateurs de bridge se réunissaient à l’époque à l’hôtel George VI, sur la rue Saint-Germain Est de Rimouski, un bâtiment qui n’existe plus aujourd’hui, mais dont garde un très bon souvenir M. Rioux, qui a aujourd’hui 75 ans : « On jouait à l’hôtel tous les soirs, un petit groupe d’une dizaine des bons joueurs. Philippe Plante, Ida et Adélard Ouellet, Jean-Charles Ouellet, Fernand Fournier, le propriétaire de l’hôtel, et Gaétane Fournier. René et Aline Cayer, des gens du Lac-Saint-Jean, où il y a beaucoup de clubs de bridge, ont eu l’idée de fonder un club avec moi. Il y avait un club avant qui a arrêté, et nous on a recommencé. »

Le 8 septembre 1969, 33 personnes étaient présentes à la première assemblée générale. Un an plus tard lors de la 2e assemblée, le club comptait déjà 60 membres. Les membres ont ensuite travaillé fort pour donner de la formation avant les séances de bridge pour agrandir le cercle des joueurs.

Le Club est toujours bien actif aujourd’hui et rassemble plus d’une centaine de membres. Rimouski compte même aujourd’hui une école de bridge, qui donne des cours depuis deux ans au centre communautaire Sainte-Agnès Sud.

Une histoire de famille

M. Rioux est entré dans le monde du bridge à 8 ans, initié par son père, Paul-Émile Rioux, surnommé « Paulo », un agriculteur de Rivière-Hâtée propriétaire d’un abattoir, qui a par la suite créé une entreprise ô combien connue dans la région, Pol-o-Bic. « Chez nous c’était à la mode. Le quatrième joueur de bridge restait à trois quart de mile de chez nous, fallait qu’il fasse son barda et son train (la traite des vaches), le temps qu’il revienne chez nous, c’est moi qui faisais le 4e. Mon père disait « il tient les cartes ». J’ai joué longtemps avec mon père, se souvient M. Rioux, je pense même que j’aurais pu gagner ma vie en jouant au bridge. »

Le plus grand souhait de M. Rioux, aujourd’hui encore très actif au bridge, serait que les commissions scolaires inscrivent des cours de bridge obligatoires dans les programmes scolaires : « C’est un jeu qui, comme le golf, ne s’apprend pas, ça se joue. Ça prend environ cinq ans à apprendre. Ça forme l’esprit, la patience, la concentration, la persévérance. C’est un jeu fantastique, il n’y a pas un pays qui ne joue pas au bridge. »

Les célébrations se déroulent samedi et dimanche au centre communautaire de Ste-Odile. Informations : 418-723-6139.

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