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12 juin 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

10 ans de l'Onondaga à Rimouski : le monstre de métal attire toujours les foules

ANNIVERSAIRE

Annemarie Bourassa et Serge Guay, à la barre du site historique maritime de la Pointe-au-Père.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Annemarie Bourassa et Serge Guay, à la barre du site historique maritime de la Pointe-au-Père.

Depuis 10 ans, l’Onondaga attire son lot de visiteurs au Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Depuis son arrivée, le sous-marin a permis au site de maintenir une vitesse de croisière de près de 70 000 visiteurs par année, en moyenne.

Le directeur du Site historique maritime de la Pointe-au-Père, Serge Guay et la directrice adjointe, Annemarie Bourassa, indiquent que les visiteurs du site viennent en premier pour le sous-marin : « Les 2/3 de nos visiteurs font le sous-marin. Mais en 2017, l’année ouverture de notre nouvelle exposition sur l’Empress of Ireland, on a connu une année record. Le musée continue être attractif, il n’y a pas de parent pauvre. »

L’année record, depuis 1992, est toutefois sans conteste celle qui a vu l’ouverture de l’Onondaga, inauguré le 12 juin 2009. Le site a alors comptabilisé 91 771 entrées. À titre comparatif, en 2008, 23 632 personnes avaient visité le site.

En 2018, 50 000 personnes ont fréquenté le musée, 63 000 le sous-marin, et 34 000 le phare, pour un total de 76 958 visiteurs, la quatrième meilleure année du site.

Un article trouvé dans les archives du Journal L’Avantage, datant de l’édition du 17 juin 2009.

©Journal L'Avantage - 17 juin 2009

Un article trouvé dans les archives du Journal L’Avantage, datant de l’édition du 17 juin 2009.

Rajeunissement

Depuis l’Onondaga, la clientèle touristique du site a quelque peu évolué. « En 2018, 83 % de notre clientèle était Québécoise, 17 % d’autres pays et provinces. Le sous-marin n’a pas fait changer grand-chose dans ces proportions, on a un peu plus de Rimouskois, mais on a toujours plus de Français que de Rimouskois. »

Toutefois, un rajeunissement de la clientèle a été observé. « En 2018, 50 % étaient en bas de 34 ans, avant le sous-marin, on était à 20 %. Le sous-marin intéresse les jeunes, les plus vieux, les femmes et les hommes. C’est un produit « Tintin », tout le monde y trouve son compte », indique Mme Bourassa. 

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Cette année pour souligner le 10e anniversaire de l’inauguration de l’Onondaga, le 12 juin 2009, des photographies seront rajoutées dans le bâtiment d’accueil, le reportage « Monster Move » filmé sur son installation sera pour une première fois mis en vente.

Site historique maritime d ela pointe-au-père Onondaga

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

L'Onondaga a pris pied au site historique maritime il y a 10 ans.

Modèle

Aujourd’hui, Mme Bourassa et M. Guay se réjouissent que le sous-marin constitue encore un réel produit d’appel pour Rimouski et pour la région. Le site est même devenu un modèle. « On est souvent pris en exemple pour l’audace par des gens qui veulent démarrer des projets touristiques. L’installation de l’Onondaga nous a donné notre notoriété, il y a eu un bout un peu « épique », où on a été critiqué, mais finalement, le succès qui ne se dément pas fait en sorte qu’on a une image de développeurs à succès », explique Mme Bourassa.

En effet, une saga de plusieurs mois a précédé l’inauguration du sous-marin, dont l’installation fut laborieuse depuis 2008. « Il y a avait Pierre Bruneau à Montréal, qui se demandait presque chaque jour où on en était, on l’avait comme sympathisant ! », se souvient M. Guay.

Lors d'une visite dans le sous-marin Onondaga.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Lors d'une visite dans le sous-marin Onondaga.

Saga

Avant de pouvoir ériger le sous-marin à son emplacement, l’équipe du site a mûrement pensé ce projet fort ambitieux. M. Guay raconte que trois sous-marins du gouvernement fédéral avaient été décommissionnés entre 1998 et 2000. Au détour des années 2000, l’équipe du musée s’était mis en tête de se « magasiner » un de ces sous-marin. « On n’avait pas visé l’Onondaga au départ, il était censé aller à Ottawa, à côté du musée de la guerre. On lorgnait son jumeau. »

M. Guay et Mme Bourassa se sont rendus plusieurs fois en France de 2001 à 2005 pour visiter quatre sous-marins et prendre des notes sur les façons d’animer et d’interpréter ces vestiges patrimoniaux pour s’en inspirer. « On a appris des choses qu’on ne voulait pas faire aussi, on a vu des visites avec des audioguides très statiques, les objets étaient protégés par des plexiglas, les gens ne pouvaient toucher à rien. On est reparti avec l’idée qu’on voulait que les gens aient l’impression d’être dans un sous-marin vivant. »

En 2005, le site l’acheté au gouvernement fédéral pour un montant symbolique de 4 $. Toutefois, le financement pour son installation a nécessité une recherche de trois ans. « Quand on a ouvert le 12 juin, il y avait une trentaine de sous-mariniers, et les gars ressortaient la larme à l’œil disant : « Il n’a jamais été aussi beau ! »

Lors d'une visite du sous-marin

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Lors d'une visite dans le sous-marin Onondaga.

Une écoutille dans le sous-marin

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Une écoutille dans le sous-marin Onondaga.

Entretien

Le sous-marin a encore de belles années devant lui, mais le défi anticipé par la direction du site historique est son entretien. « Le niveau d’eau bouge à chaque marée, ça l’affecte. Chaque année on fait des retouches, l’an passé on a eu une grosse année de dérouillage, peinture. Il faudra éventuellement trouver une façon de le mettre hors de l’eau pour le protéger. Mais soulever ses 1 400 tonnes représente un coût de plusieurs millions de $. »

Côté visites, la directrice indique que des éléments sont peaufinées chaque année. Cette année, une quatrième langue a été ajoutée à l’audioguide, en plus du Français, de l’Anglais et du Mandarin, l’Espagnol. « C’est une clientèle de plus en plus grande, une clientèle émergente est beaucoup le Mexique. »

L’enjeu est aussi sa capacité limite : « On ne peut pas faire rentrer plus de 800 à 900 personnes par jour, la durée de la visite est 50 minutes, à raison de 100 personnes maximum. L’an passé on a eu une journée record pour l’ensemble du site le 7 aout avec 1 690 personnes. Donc il y a de l’attente, si on pouvait éventuellement améliorer la capacité de recevoir des gens. »

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