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12 août 2019

« Le Bon Élan » et l’art public à Rimouski

Lettre d'opinion

Le Bon Élan : œuvre de Fanny Mesnard et Isabelle Demers

©Gracieuseté - Ville de Rimouski

L'œuvre intitulée « Le Bon Élan », elle sera installée à la fin de l’année sur l’espace gazonné à la jonction de la caserne des pompiers et de l’entrée principale du pavillon polyvalent de Rimouski.

Lorsque l'art fait réagir, il joue son rôle.  On ne peut que se réjouir de voir notre  paysage urbain se diversifier et nous offrir d'autres points de vue artistiques. La multiplication d’œuvres de même facture ou la mise à l’avant plan d’un artiste en particulier dans une même ville crée une homogénéité qui va à l'encontre de sa diversité. Rimouski se veut une ville ouverte sur le monde. Avec la mise en place de sa politique d'art public la ville reconnait l’importance de la culture comme moteur de développement, au même titre que Québec ou Montréal. 

En choisissant une œuvre du duo Mesnard-Demers dans le cadre de son premier concours d’art public, la ville fait preuve d’audace et de perspicacité. Elle souligne ainsi la qualité du travail de ces deux artistes montantes de l’art contemporain qui connaissent un rayonnement grandissant. Dans cette perspective, en appliquant rigoureusement sa politique d’art public, on peut croire que Rimouski saura, à moyen terme se positionner sur l’échiquier national et international de ce domaine. Pour ce faire elle devra avoir le courage de ses ambitions et respecter lors de ses prochaines acquisitions, le processus rigoureux de sélection qu’elle a mis en place pour ce premier concours et avoir recours aux experts régionaux en la matière pour la guider. À long terme la ville n’en sera que plus inspirante.

L'art n'a pas pour seule fonction d'être « beau ». Il peut susciter la curiosité ou stimuler la réflexion. Il peut aussi provoquer des émotions telles que la joie, la colère, le désir, le dégoût, l'apaisement, la peine et plusieurs autres. Les artistes contemporains sont souvent incompris de leur vivant. Van Gogh, Turner ou Pollock n'ont pas été à l’abri de cette incompréhension.  Comme agente à l'éducation et à l'action culturelle au Musée régional de Rimouski, je suis à même de constater l'importance de la médiation dans l'appréciation de l'art contemporain pour la majorité des gens. La médiation permet d'expliquer les œuvres. Elle contribue à une meilleure compréhension et à une appréciation plus juste. Mais au-delà de la médiation, l'ouverture et la curiosité du public jouent un rôle essentiel.  Il faut cultiver cette ouverture et cette curiosité en offrant au public des occasions de le faire. L'art public joue ce rôle. Je souhaite donc longue vie à notre politique d'art public afin que des œuvres variées se déploient sur notre territoire. 

Évidemment, afin d’assurer le rayonnement aux œuvres présentées, il apparaît essentiel que la Ville mette en place tous les moyens nécessaires à leur compréhension. Ainsi, pour l'œuvre

« Le Bon Élan » des artistes Fanny Mesnard et Isabelle Demers, différents moyens pourraient être mis de l'avant : inauguration officielle festive avec rencontre des créatrices,  mise en place de panneaux informatifs décrivant l’œuvre et offrant des liens web pour plus d'informations et visites commentées auprès du public et élèves des écoles à proximité.  Merci à la ville de veiller à nous offrir un art public ouvert et diversifié. Qu’on l’aime ou pas, c’est réjouissant !

Brigitte Lacasse
Artiste multidisciplinaire et
agente à l’éducation et à l’action culturelle au Musée régional de Rimouski

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Commentaires

12 août 2019

steeve

L'art fait réagir ! Le problème est que c'est n'importe quoi et ne représente aucunement le courage et le dévouement des pompiers et de sa relation privilégiée avec la population au fil du temps. C'est tout simplement HORRIBLE. C'est amateure et enfantin.

12 août 2019

Marie L.

Le problème chère demoiselle est que vous prenez position sur le choix des artistes, entre-autres féminins et non sur l'art. Cette sculpture ne représente aucunement l'effort, le courage, le danger, la communauté rimouskoise. Pensez-vous réellement faire avaler cette couleuvre à la population sous les prétextes que l'art n'est pas toujours beau, facile à saisir ou utile. Un travail en art au collège aurait été plus crédible. Je pense que la première intervention décrie assez bien sa représentation. ''Horrible !' Faites venir ou consulter les grands de ce monde en arts et vous aurez une critique qui vous jettera à terre avec cette sculpture pour digne d'être mise devant une école primaire ou une garderie.

12 août 2019

Madeleine Comtois

Horrible Et le coût on en parle pas

13 août 2019

Michel Leblond Ste-Odile Rimouski

Horrible effectivement ,et 105k pour environ 2000$ de matériaux???On n`est pas tenu d`acheter n`importe quoi avec le 1% qu`on est obligé d`investir en art public.J`ai déjà commenté cette chose qui pour moi ne veut rien dire sauf peut-être une enseigne de parc d`attraction pour chiens.Je n`avais pas commenté le nom de l`oeuvre...Le bon élan...J`ai beau chercher,ça ne vient pas...pompier,boyau...chien,rondelle...pompier,rondelle...chien,boyau...chien,pompier...boyau,rondelle....et les couleurs...

15 août 2019

Phillipe V.

Un bel exemple que lorsque le ridicule s'empare de l'art à Rimouski.

17 août 2019

Marie-Eve B

Je suis en accord avec les messages précédents.... Je ne suis pas contre l’audace d’utiliser l’art dans la ville de Rimouski... c’est l’oeuvre qui dérange! Promenez vous dans le centre ville : Parc Beausejour, place des vétérans... à ces endroits nous avons droit à des œuvres qui représentent à merveille les valeurs rimouskoises et l’histoire... Sur cet œuvre, elle ne représente rien dans les valeurs que nos pompiers désirent véhiculer dans leur cadre de leurs fonctions .... Très décevant comme représentation.

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