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29 août 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

L’école de musique du Bas-Saint-Laurent met en place de nouveaux projets

RENTRÉE SCOLAIRE

Julie Quimper

©Gracieuseté

La directrice de l'école de musique du Bas-Saint-Laurent, Julie Quimper.

L’École de musique du Bas-Saint-Laurent développe deux projets majeurs, les services aux aînés et un projet particulier touchant les jeunes, de l’éveil musical en nature.

Le programme « La Terre un monde de culture et de nature » a permis cette année à 130 jeunes de sortir en nature pour pratiquer la musique. La directrice de l’école, Julie Quimper, souhaite poursuivre ce projet d’éveil musical cette année. « C’est un projet quatre saisons piloté par Sylvie-Louise Fortin, une professeure de guitare, ukulele et éveil musical. Elle a développé des outils, l’idée est d’amener les enfants, qui sont moins en contact avec la nature, dehors en utilisant la musique. Lors des sorties, ils fabriquent des instruments, créent des chansons sur les éléments. »

L’école de musique mise sur un deuxième projet cette année, cette fois en relation avec les aînés. « La mission de l’école est de faire la promotion de la musique comme outil de développement personnel, ce n’est donc pas uniquement pour les jeunes. Depuis quelques années, un projet d’aller donner des ateliers de groupe, de chant, de cloches à main, dans les résidences privées ou publiques. L’an passé, les ateliers ont touché 230 ainés dans 10 résidences de Rimouski et Mont-Joli. Le projet est en expansion. »

Mme Quimper ajoute que les besoins sont de plus en plus grands pour ce type de services : « Ça permet la stimulation et de briser l’isolement. La musique est un outil qui permet aux personnes en perte cognitive de maintenir plus longtemps leurs facultés. »

Le projet est en expansion et l’école de musique a dédié une professeure à la tâche à temps plein, Natasha Poirier : « Les personnes vivent de plus en plus vieilles, et beaucoup ne sont pas capables de se déplacer de leur chambre à l’activité de groupe, c’est un nouveau besoin. On développe des services directement aux chambres dès septembre. Natasha va aller chanter avec les gens, dans les résidences pour ainés. On veut aussi offrir ces services à un public plus large, des personnes qui souhaitent l’offrir à leurs parents qui vivent seuls, donc on ajoute un volet individuel cette année. » Mme Quimper pense éventuellement à développer des partenariats avec des entreprises d’économie sociale comme Coup de main à domicile, qui se déplace déjà chez les personnes pour y faire le ménage ou préparer la nourriture. 

Accessibilité

En 2018-2019, l’école a fracassé un record : « On a donné des services à plus de 1250 personnes, avec nos ateliers aînés et dans les CPE. Nous avons eu près de 800 élèves réguliers. », se réjouit Mme Quimper, qui souhaite toutefois améliorer l’accès aux services de l’école pour le plus grand nombre. « C’est mon cheval de bataille. Je veux aider davantage la Fondation de l’école de musique. Son travail permet à des jeunes qui ont moins de moyens d’avoir accès à des services. On maintient les tarifs les plus bas possibles, mais ça prend une fondation qui nous aide et le ministère qui nous soutient pour ça. Notre subvention du ministère de la Culture n’a pas été indexée depuis plus de 10 ans, mais nous devons en revanche indexer les salaires de nos 53 professeurs. »

Sur un budget de 900 000 $, elle indique que la subvention du gouvernement est de 27 500 $. « La Ville de Rimouski nous soutient bien, on espère juste que ça va rester, et nous avons nos revenus de vente de services. Mais j’aimerais quand même que l'on puisse être mieux soutenus par le gouvernement, doubler la subvention donnerait une chance. »

Manque d’espace

Avec ces records de fréquentation, l’école de musique doit réaménager ses locaux, mais manque cruellement d’espace pour accueillir tout le monde, comme le précise la directrice : « Avec les 23 élèves en concentration artistique qui seront ici chaque jour à 15 heures, et les élèves qui arrivent vers 15-16 h pour leurs cours, gérer nos 30 locaux est un véritable casse-tête. Je ne suis pas prête à agrandir ou même construire une nouvelle école. Ici, on est bien installé, bien accueillis par la Ville. Toutefois, il y a un beau bâtiment, déjà existant, juste à côté, qui communique avec le centre culturel et dans lequel nous pourrions aménager quelques locaux, le presbytère (Saint-Germain). Il n’est pas utilisé, ce serait un super endroit pour faire cohabiter des organismes culturels », croit la directrice.

Commentaires

29 août 2019

steeve

Bien d'accord avec l'idée mettre la main sur le terrain du presbytère. Je pense que c'est tout simplement logique que ce soit eux en prenne procession. Le plus tôt sera le mieux car plusieurs aimeraient bien mettre la main sur ce terrain.

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