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17 octobre 2019

Réal-Jean Couture - redactionrimouski@lexismedia.ca

« Il faut donner beaucoup de momentum au match ! » - Serge Beausoleil

Deux matchs aller / retour contre Québec vendredi et dimanche

L’Océanic de Rimouski aura plaisir de revoir son ancien # 22 de la saison dernière, Anthony Gagnon, un membre du premier trio des Remparts de Québec cette saison.

En préparation pour un programme double cette fin de semaine contre les Remparts de Québec, à Québec vendredi et à Rimouski dimanche, la notion de jouer un match durant 60 minutes dès la première mise en jeu est revenue lors de la mêlée de presse de Serge Beausoleil jeudi en fin d’avant-midi.

« C’est certain que la première période hier (mercredi) n’a pas été notre meilleure période. Mais en même temps, ce ne fut pas une période atroce, en ayant sorti en avance. Il faut nuancer les affaires. Les bonnes équipes trouvent le moyen, même quand elles sont doublées dans le chiffre des lancers, même quand ça augure moins bien, de trouver une façon de prendre les devants et c’est ce qu’ils ont fait hier. Après la première, on se l’est dit. Pas une bonne période les gars, il faut revenir à la barre, jouer notre hockey de qualité. En deuxième, ça a levé beaucoup et je pense qu’un des points tournants majeurs a été le lancer de pénalité de Nathan Ouellet qui fait 4-1, au lieu de 3-1. Ça leur (le Drakkar) a brisé les jambes. »

Pour Serge Beausoleil, il est certain que d’avoir été en mesure de marquer le « killer goal » est très important dans un match « oui et en 3e période, ça a été carrément le rouleau compresseur. Les gars sont bien entraînés. Souvent, c’est une question mentale et ce fut tout de même un match de qualité. On ne fera pas les fines gueules à 9-2. » Il est clair que lorsque la chaîne déraille, il peut arriver bien des choses. « C’est un sport de momentum. Ça peut s’échanger plusieurs fois dans une rencontre, il peut y avoir plusieurs points tournants. Que ce soit une pénalité, que ce soit un revirement ou quelque chose de très coûteux. Hier, j’ai beaucoup aimé nos bâtons en échec avant qui ont créé beaucoup de revirements dont on a profité offensivement. On peut prendre une défensive à contre-pied en ce temps-là. C’est bien payant et avec la qualité de joueurs qu’on a, ça peut être dangereux. »

Serge Beausoleil a bien aimé les mises en échec en première période, livrées par les siens. « On peut citer Martel (25), on pourrait citer Ouellet (7), Raska (42), citer Lafrenière (11). On les regardait ce matin. On a regardé plusieurs jeux. Les gars mettent l’épaule à la roue et travaillent dans le bon sens et ça donne de bons résultats. »

VERS UN GROS WEEK-END

L’Océanic, équipe invaincue à la maison, jouera cette fin de semaine à deux reprises contre une équipe invaincue sur la route et même, qui affiche une séquence de 6 victoires. Bien sûr que le premier match, pour L’Océanic, est sur la route tandis qu’il est un match à domicile pour les Remparts. « Ils ont 6 victoires consécutives. Ils jouent du hockey de très grande qualité. Ils ont un avantage numérique à 36 %. Il faudra se tenir loin du banc des pénalités. Ça fait très mal. Notre avantage numérique est parti de 5 % en début de saison et il arrive à 26 %. Ça commence à être respectable. Hier, il a fait ce qu’il fallait faire, mais je vous dirais que Québec a des unités spéciales vraiment solides. Ils ont un premier trio qui peut rivaliser avec le nôtre en (Félix) Bibeau, (Anthony) Gagnon et (James) Malatesta. Il faut donc jouer du hockey de grande qualité et ça va prendre trois périodes de jeu parce que jouer au Centre Vidéotron, ça peut être très difficile quelques fois. » Il faut dire que les Remparts – comme il se doit – jouissent d’un marketing approprié pour un tel match, avec Alexis Lafrenière comme tête d’affiche dans toute la promotion en rapport avec ce match.

Bien sûr que chez l’Océanic, il faut savoir mettre en lumière que les nombreux jeunes dans cette équipe en seront à une nouvelle expérience que de jouer devant une foule qui peut atteindre les 10 000 personnes. « Ce sont de belles expériences. On va voir comment tout le monde va réagir. On a de bons vétérans qui aussi montrent la voie. Ce sera un match intéressant. Le début de match est important demain (vendredi). Il faut donner beaucoup de momentum au match. C’est une confrontation que ces deux matchs aller/retour. On est nez à nez au classement. Québec est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Il a très bien repêché au dernier repêchage et a fait les transactions qu’il fallait pour chercher trois 20 ans de qualité aussi. »

Chez ces joueurs de 20 ans figure Anthony Gagnon qui était avec L’Océanic la saison dernière et bien sûr que Serge Beausoleil n’est pas surpris de ses succès avec les Remparts. Le 92 fait flèche de tout bois. « C’est vraiment à regret que je l’ai laissé partir. On est parfois confronté à des choix difficiles. Si Anthony Gagnon avait été un choix naturel, il serait ici encore aujourd’hui. C’était assez clair. En même temps, à droite, on savait que Raska et Zavgorodniy allaient performer. On ne pouvait pas lui promettre tout le temps de glace qu’il aurait souhaité. Anthony a levé son jeu pendant les séries et nous a donné 13 buts en 2e moitié de saison. Il ne faisait aucun doute au fait qu’on pouvait avoir un choix important et un choix de 3e ronde, ce qui était très raisonnable dans le contexte où on était. En même temps, je pense que Patrick a eu la main heureuse en faisant ça, parce que c’est un joueur qui peut évoluer sur le 1er trio. »

Pour avoir vu le match de lundi après-midi de cette semaine entre les Remparts et Shawinigan, Serge Beausoleil avait des choses à retenir, notamment que ce club est dangereux en avantage numérique. Shawinigan jouait très bien jusqu’à ce qu’il écope de deux majeures de 5 minutes qui ont coûté trois buts. Québec assez rapidement menait 5-0. « Il ne faut donc pas leur ouvrir la porte avec des pénalités. À Québec, ils vont te faire très très mal. Ça va se jouer sur la glace de façon extrêmement serrée, je pense. » Et Québec est justement le style d’équipe envers qui L’Océanic doit mettre son identité sur la glace dès la première mise en jeu. « Plus que jamais, il faut que ce soit ça. Chaque adversaire est capable de rivaliser avec l’autre dans ce circuit-là, avec la parité qui est présente plus que jamais. Contre Québec, il n’y aura pas de point de rupture et il faudra jouer le match d’un bout à l’autre. »

Vendredi, le match à Québec est à 19 h tandis que dimanche, le rendez-vous est à 15 h.

Océanic premier trio

©Océanic FolioPhoto

Le premier trio de Rimouski continue de faire ses dommages chez les équipes adverses. Hier contre Baie-Comeau, ce trio s’est enrichi de 15 points.

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