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19 novembre 2019

Alexandre D'Astous - adastous@lexismedia.ca

Le procès devant jury de Yohan Tardif-Joubert amorce son étape finale avec les plaidoiries

Accusé de tentative de meurtre

Palais Rimouski

©Alexandre D'Astous - L'Avantage Rimouski

Le palais de justice de Rimouski.

Amorcé le 4 novembre au palais de justice de Rimouski, le procès devant jury de Yohan Tardif-Joubert, 28 ans, de Rimouski, accusé de tentative de meurtre et de voies de fait graves, a amorcé son étape finale, ce mardi après-midi avec la plaidoirie de la Défense suivie de celle du ministère public.

L’avocate de l’accusé, Me Maryse Beaulieu, s’est adressée pendant une heure et trois minutes aux 12 membres du jury pour plaider les arguments qu’elle considère militer pour la thèse de la défense légitime. « Je ne vais pas reprendre l’ensemble de la preuve qui vous a été présentée, mais seulement les points principaux. Mon client a voulu s’exprimer devant vous sur les circonstances qui ont mené à l’altercation du 5 août 2018. Il a expliqué les motifs qui l’ont amené à avoir une crainte pour sa sécurité. Il vous a expliqué dans quel état d’esprit il se trouvait au moment des événements. L’ensemble de son témoignage milite vers la légitime défense », lance-t-elle.

Me Beaulieu a relaté le triangle amoureux impliquant son client et la victime ainsi que la conjointe de ce dernier qui l’avait quitté pour amorcer une relation avec l’accusé. Elle rappelle trois événements entre le 31 mai 2018 et le 5 août 2018 où la victime aurait menacé son client au point où ce dernier avait commencé à se déplacer avec un couteau sur lui. La victime aurait insulté et menacé l’accusé. « Mon client reste là figé et c’est madame qui s’interpose pour calmer la victime », précise-t-elle.

Le 5 août, Me Beaulieu raconte que son client s’est rendu au domicile de la victime pour aller chercher sa conjointe. « Il était inquiet. Elle était toute seule là-bas et il n’avait pas d’information. Il n’avait pas l’intention de se mêler à une altercation. La victime invective rapidement mon client. Il lui répond qu’il s’en va, qu’il est juste venu chercher son amoureuse. La victime tente de le frapper. Il tombe sur le dos et la victime se place sur lui pour le frapper. Craignant pour sa sécurité et pour sa vie, il donne deux coups de couteau dans le flanc à la victime qui continue de tenter de le frapper au visage. Il se protège et il assène cinq autres coups dans le dos », explique Me Beaulieu.

Preuve de la poursuite

Le procureur de la Couronne, Me Luc Cyr, a ensuite plaidé pendant 59 minutes. Il estime que la preuve que la poursuite a présentée permet de conclure hors de tout doute raisonnable à la culpabilité de l’accusé. « Personne n’a invité l’accusé à se présenter au domicile de la victime. Il y a eu une altercation entre les deux hommes et l’accusé a causé sept lacérations à la victime, dont une qui lui a perforé la rate. Il a été opéré d’urgence et la rate lui a été enlevée. La Poursuite a mis en preuve que sa conjointe a fait savoir à l’accusé qu’elle était partie voir ses chiens et qu’elle rentrerait en taxi. La preuve démontre que le pantalon de l’accusé était maculé du sang de la victime. Aucun coup n’a atteint l’accusé. Il ne portait aucune marque ».

Me Cyr estime qu’il ne se serait rien passé si l’accusé était demeuré chez lui ou s’il était demeuré à l’intérieur de son véhicule. « La victime pouvait expulser l’accusé de son terrain en utilisant une force raisonnable. M. Tardif-Joubert n’était pas le bienvenu et il se présente à 23 h 30. La victime avait le droit d’expulser un intrus qui était entré sur son terrain sans permission », plaide-t-il.

Le juge de la Cour supérieure, François Huot, donnera ses directives au jury composé de six hommes et de six femmes mercredi matin. Ensuite le jury sera séquestré à l’hôtel pour délibérer. « Apportez-vous du linge de rechange, il est possible que vous deviez passer une nuit à l’hôtel ou même plus », lance le magistrat.

Les accusations découlent d’une dispute qui a dégénéré en agression armée le 5 août 2018 vers 23 h 45 sur le chemin des Pointes à Sainte-Odile.

Tardif-Joubert fait aussi face à une accusation de port d’une arme dans un dessein dangereux. Une date de procès devant un juge de la Cour du Québec devrait être fixée le 16 décembre.

 

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