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20 novembre 2019

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Traitement hormonal de la ménopause: quels sont les risques?

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Santé ménopause

©DepositPhotos - L'Avantage Rimouski

La ménopause n’est pas une partie de plaisir pour les femmes. Leurs ovaires cessent progressivement de travailler du fait de la chute des œstrogènes et la disparition de la progestérone. Il s’ensuit alors des bouffées de chaleur, des sautes d’humeur, des insomnies avec sueurs nocturnes, une sécheresse vaginale. Un traitement hormonal substitutif (THS) est donc souvent proposé pour pallier ces troubles. Mais quels sont les risques en regard des bénéfices ?

Les avantages du THS

Il y a eu beaucoup de littérature autour du THS suite à des études anglo-saxonnes alarmantes dans les années 90. Les résultats d’études sont plus rassurants aujourd’hui quand le traitement est bien adapté à la femme et on note même un certain nombre d’avantages du THS:

  • Il retarde l’apparition de l’ostéoporose : l’apport e œstrogène freine la perte osseuse donc diminue les risques de fracture du col du fémur ou de la colonne vertébrale. En revanche, l’arrêt du traitement annule immédiatement les effets préventifs. Seule la prise de vitamine D pourra pallier la venue de la maladie.

  • Il réduit les troubles du climatère : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, problèmes urinaires, troubles du sommeil…

  • Il a une action préventive contre le cancer du côlon bien que les règles de dépistage soient identiques au reste de la population. C’est pourquoi il est important d’être suivie dans une clinique privée de gynécologie, une recherche de sang dans les selles devrait être faite tous les deux ans à partir de 50 ans.

Les risques liés au THS

On sait aujourd’hui qu’il y a peu d’incidences du THS sur les maladies cardiaques, car il est démontré qu’elles sont consécutives plutôt au mode de vie et au régime alimentaire. Mais, certains risques demeurent d’où l’intérêt d’une surveillance étroite :

  • Il a été aussi prouvé que le THS augmente le risque de cancer du sein de 20% par rapport aux autres femmes, même si le traitement est court (moins de deux ans) sauf pour les femmes ayant subi une hystérectomie et suivant un THS par œstrogènes seulement. Ceci dit, l’œstrogène associé à de la progestérone micronisée n’a pas d’effet sur la survenue d’un cancer à court terme.
  • La prise d’œstrogènes seuls augmente le risque du cancer de l’endomètre bien que l’absence de THS ne supprime pas le risque.
  • Le risque des AVC est augmenté sous traitement hormonal, mais il ne justifie pas son arrêt chez les femmes à faible risque cardio-vasculaire dont les troubles climatères sont importants.

On préconise ainsi des traitements faiblement dosés et à durée courte.

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