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21 novembre 2019

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Une pénurie de main-d’œuvre guette l’industrie de la construction

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie

Machinerie lourde

©Pixabay

Le métier d'opérateur d'équipement lourd sera l'un des secteurs les plus touchés par le manque de main-d'oeuvre dans la région, au cours de la prochaine décennie.

L’Association de la construction du Québec (ACQ) manifeste des préoccupations en matière de main-d’œuvre puisque certains métiers pourraient se trouver en situation de pénurie au cours des prochaines années, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

De passage à Rimouski aujourd'hui (jeudi), l’ACQ a voulu dresse un portrait régional de la situation. Il y a un peu plus d’un mois, la firme Raymond Chabot Grant Thornton dévoilait les résultats d’une étude qui démontre un manque de près de 20 000 travailleurs dans l’industrie de la construction au Québec. Le document précise qu’il manquera en moyenne plus d’une centaine de travailleurs annuellement, sur un horizon de 10 ans, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Métiers touchés

Certains secteurs sont davantage touchés au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, comparativement au reste du Québec. Même si les enjeux de main-d’œuvre dans la région ne sont pas aussi prononcés que dans les grands centres urbains, l’analyse de l’ACQ révèle tout de même que la situation pour certains métiers pourrait être problématique. Si la tendance se maintient, les métiers de ferrailleur, grutier ou opérateur d’équipement lourd (manque à gagner de 142 en 2028) pourraient se retrouver en situation de pénurie.

« Dans une région comme le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, lorsqu’il manque une quinzaine de ferrailleurs ou de grutiers, les impacts sur les chantiers de construction sont loin d’être négligeables. La demande de main-d’œuvre semble stable pour l’instant, mais elle pourrait devenir rapidement problématique si un projet d’envergure voyait le jour dans la région ou sur la Côte-Nord, surtout dans le contexte du manque de main-d’œuvre généralisé au Québec », observe l’économiste de l’ACQ, Jean-Philippe Cliche.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie sont confrontés à un autre obstacle, soit celui d’être des régions exportatrices de main-d’œuvre. Les travailleurs d’ici ont effectué plus de 5 millions d’heures de travail au cours de l’année 2018, alors qu’il s’est travaillé près de 4 millions d’heures dans la région. Pour chaque 10 heures travaillées par un salarié de la construction bas-laurentien ou gaspésien, 8 heures sont effectuées dans leur région et 2 heures dans une autre région du Québec.

« On remarque que les salariés domiciliés au Bas-Saint-Laurent ou en Gaspésie travaillent plus que la moyenne à l’extérieur de la région de leur domicile. Ils vont majoritairement travailler sur la Côte-Nord ou dans les grands centres », ajoute M. Cliche.

En tournée à travers le Québec, l’ACQ avance certaines solutions qui pourraient permettre d’amenuiser les impacts du manque de main-d’œuvre. Parmi elles, il y a l’utilisation de nouvelles technologies et techniques de production. L’ACQ invite aussi les différents paliers de gouvernement à se pencher sur des solutions pour appuyer les entreprises qui désirent emprunter un virage technologique dans les prochaines années.

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