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27 janvier 2020

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

Robertine Barry, première femme journaliste au Canada français

LETTRE OUVERTE

Robertine Barry, la première femme journaliste canadienne-française de l’histoire et figure de proue du féminisme québécois.

©Photo : gracieuseté

Robertine Barry (née le 26 février 1863 à L'Isle-Verte), la première femme journaliste canadienne-française de l’histoire et figure de proue du féminisme québécois.

Monsieur le Préfet,

Au nom de la Fondation Sandy-Burgess, j’aimerais vous présenter ici une proposition dans le but de mettre en valeur le nom d’une journaliste qui est née dans notre région et qui a mené une carrière remarquable sur la scène nationale.

Mme Robertine Barry, née à L’Isle-Verte en 1863, a été la première femme journaliste au Canada français. Elle a surtout travaillé à Montréal, d’abord pour le journal La Patrie, avec le réputé journaliste Honoré Beaugrand, puis, elle a fondé une revue, Le Journal de Françoise, qui a été publiée pendant sept ans, au début des années 1900.

Ses chroniques hebdomadaires, audacieuses et très avant-gardistes pour l’époque défendaient la cause des femmes dans la société. Elle souhaitait que les femmes aient les mêmes droits et possibilités que les hommes en éducation et sur le marché du travail. Elle revendiquait une éducation laïque et universelle pour tous les citoyens et citoyennes.

Le journalisme, l’éducation et la justice étaient des valeurs que Madame Barry défendait avec acharnement. L’écrivaine Sergine Desjardins a écrit un ouvrage en deux tomes fort bien documentés sur le cheminement de Mme Barry, qui a aussi résidé à Trois-Pistoles et aux Escoumins durant sa vie. Les deux tomes de Mme Desjardins s’intitulent : Robertine Barry, la femme nouvelle, et on l’appelait Monsieur.

Enfin, le journaliste Maurice Gagnon a publié récemment dans Le Devoir un texte qui souligne le rôle important que Mme Barry a pu jouer dans la société et les répercussions qu’elle a eues. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/569877/l-intimidation-au-temps-derobertine-barry

En conclusion, notre équipe serait particulièrement heureuse et reconnaissante si la région célébrait la contribution sociale de la journaliste Robertine Barry, soit en attribuant son nom à un édifice, à une rue ou à un parc. Nous lançons ici cette idée. Vous est-il possible de la faire cheminer dans votre milieu ?

Notre Fondation (www.fondationsandyburgess.ca) a pour première mission d’honorer la mémoire de ce grand communicateur qu’était Sandy Burgess, pour qui l’information et l’éducation étaient des priorités. Nous travaillons d’ailleurs à la rédaction d’un livre sur la vie et la carrière de Sandy Burgess. Une bourse est remise chaque année en collaboration avec la Fondation de l’UQAR. (La bourse est offerte par le regretté, Gonzague Drapeau) Dans le même esprit, notre Fondation contribue à l’organisation de conférences sur l’information en collaboration avec l’UQAR. C’est aussi notre désir de mettre en valeur le travail des personnes qui ont connu des carrières mémorables dans le monde régional de l’information. Mme Robertine Barry nous semble être une personnalité qui mérite amplement une plus grande visibilité.

Merci de votre attention. N’hésitez pas à me contacter pour plus de détails.

Veuillez agréer, Monsieur Lagacé, mes meilleures salutations.

Harold Michaud, président de la Fondation Sandy-Burgess

c. c. Madame Ginette Caron, mairesse de L’Isle-Verte

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