Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

13 février 2020

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Projet de loi 40 : « C’est un peu frustrant », dit Bruno Paradis

Abolition des commissions scolaires

Bruno Paradis

©Jean-Philippe Langlais - L'Avantage Rimouski

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, dénonce les mesures prévues dans le projet de loi 40 portant sur l’organisation et la gouvernance scolaire, adopté sous le bâillon récemment à l’Assemblée nationale.

Dans la foulée de l’abolition des commissions scolaires, le projet de loi 40 prévoit que les municipalités devront répondre aux directives des centres de services scolaires, qui pourront leur exiger la cession sans compensation de terrains identifiés pour la construction des établissements scolaires. Cette mesure est vivement critiquée par l’ensemble des municipalités du Québec et La Mitis n’y fait pas exception.

« C’est un peu frustrant. C’est comme s’il y avait un non-respect de l’entité municipale. Que des écoles puissent avoir un pouvoir d’expropriation, mais avec une compensation de la valeur marchande, je n’ai aucun problème avec cela. Je comprends que les écoles doivent être dans des secteurs spécifiques. Je respecte la décision du gouvernement, mais de là à ce que ce soit gratuit… C’est un peu un déni de ce qu’on est comme instance démocratique », estime Bruno Paradis.

Depuis l’adoption du projet de loi 40, dans la nuit du 7 au 8 février, une transition est enclenchée vers la création des centres de service, qui remplaceront les commissions scolaires. Selon le préfet, il reste encore beaucoup d’incertitude pour la suite des choses.

« On a hâte de voir comment ça va s’incarner sur le terrain. On nous dit qu’il n’y aura pas d’incidence. On savait que les commissaires pouvaient assurer une certaine pression politique. On a hâte de voir si ce ne sera qu’une espèce de bureaucratie qui va gérer des règles. On va laisser la chance au coureur. Je suis surtout inquiet sur l’aspect des taxes scolaires. Que va-t-il arriver? Il y a un principe en démocratie qui prévoit que lorsqu’on paie des taxes, on a droit à une représentation. Visiblement, ce ne sera plus le cas. Est-ce que ça va tomber dans la cour du municipal? J’ai hâte de voir », affirme M. Paradis.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média