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21 février 2020

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

L’impact insoupçonné des oiseaux sur la tordeuse

Jacques Régnière

©Photo gracieuseté – Ressources naturelles Canada

Le chercheur scientifique en dynamique des populations d’insectes à Ressources naturelles Canada, Jacques Régnière.

Bien que les forêts du Bas-Saint-Laurent soient aux prises avec une importante présence de tordeuse des bourgeons de l’épinette pour quelques années encore, il y a lieu de croire que certaines espèces d’oiseaux pourraient contribuer au déclin de cet insecte lorsque l’actuelle épidémie tirera à sa fin.

L’épidémie qui touche présentement les forêts des régions au sud du fleuve Saint-Laurent est en pleine croissance et pourrait durer jusqu’à sept autres années. Lors du passage de la dernière épidémie au Québec à la fin des années 1980, le chercheur scientifique en dynamique des populations d’insectes à Ressources naturelles Canada, Jacques Régnière, s’est intéressé au rôle de la faune aviaire sur les populations tordeuse. Il a constaté que certains oiseaux, friands de cet insecte, peuvent précipiter la fin d’une épidémie.

« Ce ne sont pas les oiseaux qui vont déclencher le déclin de l’épidémie, mais une fois que le déclin de la tordeuse est en cours, ils vont l’accélérer de façon considérable. Il y a quatre ou cinq espèces de parulines, ces petits oiseaux chanteurs migrateurs, qui exploitent la tordeuse particulièrement. Lorsqu’il y a pullulation de tordeuses, leur population augmente. Ces oiseaux ont plus de succès à nourrir leurs jeunes », affirme M. Régnière, dans une entrevue accordée à L'Avantage.

Déclin rapide

Lorsque l’épidémie sévit, l’impact de cette prédation est jugé négligeable, vu l’abondance de tordeuse. Lorsqu’elle tire à sa fin, les oiseaux demeurent suffisamment nombreux pour en accélérer le déclin.

L’impact de ces animaux à plumes est tel, que selon observations réalisées, jusqu’à 95 % des chenilles de tordeuse qui survivent en fin d’épidémie se font manger par des oiseaux. « Ils ont un rôle majeur pendant la période de déclin. Évidemment, après la fin de l’épidémie, ces oiseaux ne sont pas fous. Ils ne vont pas continuer à chercher des proies rares. Ils vont s’intéresser à autre chose que la tordeuse et se tourner vers des proies plus abondantes. Mais tant que les oiseaux qui vieillissent ont encore une image mentale de cette chenille qu’ils cherchent, ils sont hyper importants dans l’accélération du déclin de la tordeuse », explique Jacques Régnière.

Commentaires

21 février 2020

Gervais Fillion

je suis entre Riviere-Bleue et Pohenegamook et on ne voie presque plus de Sitelle a poitrine rousse,de mesange mais les jaies bleue sont super nombreux.Ou sont nos petits oiseaux???? dans le bois s est mort ben dur!!! Les tordeuses achevent,on en voient moin en tout cas

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