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Covid-19

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04 avril 2020

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

OPINION - Monsieur Legault, Madame McCann - rectifier le tir SVP

VOUS ÊTES SUR LA MAUVAISE PISTE

Tout est mieux que rien !

Nous considérons actuellement que le covid-19 est transporté par des gouttelettes d’expectoration voyageant dans l’air et qui peuvent se déposer sur une surface proche, ou être absorbées par un individu proche.

C’est exact, c’est pour cela qu’on conseille de se tenir à distance de 2 mètres, et aussi de purifier les surfaces contaminées avec savon, vinaigre, ou javel.

Monsieur Arruda ne cesse d’expliquer que le masque n’est pas utile si on respecte cette directive.

Je veux démontrer ici la fausseté de cette dernière affirmation, même si je respecte beaucoup le travail de ce docteur.

Les Chinois, Japonais et Coréens portent tous des masques lorsqu’ils sortent de chez eux. Le taux d’infection dans ces pays a beaucoup baissé. Pourquoi ?

Examinons la physique des fluides. On sait que le liquide et l’air sont des fluides et des gaz. C’est facile à comprendre que les liquides sont composés de molécules d’eau ou autres, et ont une masse. Mais c’est plus difficile à imaginer pour l’air qui n’est pas tangible, et on a de la difficulté à s’imaginer que l’air, c’est rempli de molécules, que ça a une masse, et que les molécules s’y déplacent en finissant par occuper également tout un volume.

L’air contient un certain pourcentage de molécules d’eau sous forme de vapeur d’eau. Lorsqu’on expire, il émane de notre bouche un air chaud, vicié, humide, et qui peut transporter une partie du contenu aérien de nos poumons. Ce contenu pouvant se fixer sur les molécules d’eau ou autres organismes minuscules présents qui leur servent de véhicule ( de taxi ) pour voyager. Cet air étant plus chaud peut s’élever et voyager très loin du client et finir par envahir tout l’espace à sa disposition.

Dans l’air qui nous environne, se trouvent des composés microscopiques allant du millième de micron ( nanomètre ) à un micron. Même si la molécule d’eau est très petite, elle peut transporter des organismes comme des spores, du pollen, des microbes, des composés moléculaires aromatiques ( parfums ) et différentes parties poussiéreuses. Mais aussi des virus qui sont bien plus petits que les microbes et plus gros que les molécules d’eau, ce qui ne les empêche pas de profiter de ce moyen de transport.

Lorsqu’une personne expire dans un certain espace fermé, nous pouvons remarquer que ces produits peuvent voyager très loin. Cet air chaud et humide va ensuite se confondre avec l’air de la pièce se mélangeant à l’air déjà présent,  mais ses composants aussi. De cette façon, toutes les personnes présentes dans la pièce sont susceptibles d’inhaler les spores, pollen, virus et autres cochonneries expirées par la personne contaminée, y compris le covid-19.

Le masque prend ici toute sont importance, car il sert de préservatif, il sert d’écran à l’inhalation par la personne saine de contaminants. Comme deux précautions valent mieux qu’une, le masque et la filtration de l’air expiré par la personne malade prend donc aussi son importance. L’air expiré par la personne intubée ou malade doit donc être filtré. Mais pour mettre toutes les chances de notre côt`, l’air reçu par les autres personnes dans cette pièce doit lui aussi être filtrer quand il est inhalé.

Ce qu’on doit conclure de cette explication, c’est que, à part chez soi où on peut considérer que l’atmosphère est sécuritaire, toute approche ou toute présence d’une personne étrangère dans un autre espace doit se faire avec protection filtrante. Le masque, dans les espace confinés est donc indispensable pour toutes les personnes présentes. Enlever le masque par la suite, doit se faire en touchant des parties le plus éloignées possible de la bouche, du nez et des yeux. Un masque est personnel et peut être réutilisé après nettoyage complet facilité par la faible résistance d’un virus au temps et à certains produits.

Le docteur Arruda est peut-être médecin, mais est-il aussi physicien ? Pourrait-il s’enquérir auprès de physiciens spécialisés en dynamique des fluides afin de se faire confirmer ou infirmer la véracité de mes observations ? Par sécurité pour toute la population Québécoise, SVP. Ce que je soutiens là est une évidence mécanique et physiologique, on n’a pas le droit de l’ignorer si on veut vraiment se sauver d’une invasion plus pandémique.

Ce que je désire que retienne le Dr Arruda de mon explication, c’est que le covid-19, à l’instar de la vapeur d’eau, des spores, du pollen, des bactéries, etc…  voyage dans l’espace lors de l’expiration par une personne infectée, beaucoup plus loin que ces 2 mètres dont il a établi la norme. Et qu’il modifie ses recommandations au plus vite.

Moi, je porte un masque ou un bandanas dès que je sors de chez moi comme le font plusieurs populations dans le monde. C’est mon préservatif personnel et, j’espère, mon sauveur.

Devant la pénurie de masque, et même si ce n’est pas efficace à 95%, il y aurait lieu de se couvrir le visage avec un tissu tissé serré, étanche, de confection artisanale.

J’espère fortement que vous ferez lire cette étude par un des spécialistes qui vous entourent, il doit certainement y en avoir au moins un qui comprendra mes explications. Je ne peux pas croire.

 

Laissez-moi vous dire par ailleurs que je suis extrêmement déçu du traitement que fait le Québec aux lanceurs d’alertes. Il y a 3 ans, après avoir vécu les avantages de la télémédecine en France, j’avais écrit une lettre d’opinion vantant ce service. Cela m’a  valu une bordée de risées. Il y a 6 mois, après avoir appris que Bolsonaro avait renvoyé 18 000 médecins Cubains hors du Brésil, et connaissant la qualité de leur formation, j’ai suggéré à la Ministre d’en engager pour réduire les attentes aux urgences. Risée générale. Pourtant, des Cubains ont été envoyés 36 ainsi que des infirmières en renfort en Italie, et des autochtones du Québec ont envisagé d’en engager. Doit-on encore rire ?

En France, dans ma région natale, les magasins ``Décathlon`` ont donné à des hôpitaux et à des EHPAD, des masques ``full face`` pour la plongée tuba. Ces masques sont l’idéal pour la protection dont nous avons besoin ici dans les hôpitaux. Ils recouvrent tout le visage, nez, bouche ,yeux, sont très étanches, beaucoup plus que les simples visières et lavables à l’infini, l’ouverture respiratoire est en arrière du crâne et on peut la protéger par un filtre remplaçable chaque jour. C’est la panacée. Ne riez plus, c’est vrai.

Mais encore une fois, si je propose cette idée géniale, je risque de subir des moqueries. Comment se fait-il qu’au Québec, il soit si difficile de suggérer de bonnes idées sans se faire rabrouer ?

À New York, Monsieur Di Blasio a compris, et recommande de se couvrir au minimum le nez et la bouche lorsqu’on sort dans tout espace publique.

Quand allez-vous vous aussi le comprendre ? Même mon petit fils de 9 ans l’a compris quand je lui ai expliqué…..

 

Gilbert Blachon

50 Plourde

Rivière-du-Loup QC

Commentaires

5 avril 2020

Jérôme

Ils ont dit plusieurs fois qu'il n'y a pas assez de masque pour faire cela..

6 avril 2020

Yahou

Les N95 sont pour nos guerriers de première ligne qui ne doivent absolument pas contracter le virus (pour qu'ils continuent de nous sauver). Les masques secondaires sont surtout pour ne pas propager. Mais le mieux c'est de rester à la maison. On vas s'en sortir, sans sortir!

6 avril 2020

Robin Lebel

Les nouvelles d'ici, je parle du Québec nous rappelles a quel point tout va mal. Tout le contraire du discours tenu par l'équipe Legault. En Europe on nous abreuve de chercheur, de recherche en cour, de médicament, de protocole de traitement. Des débats télévisés ont lieu sur le possible traitement ou médicament à prescrire. Ici rien de tout ça. Toutes les caméras sont braquées sur le fait divers catastrophe. En Allemagne on ne confine pas la population, c'est inutile. Même chose en Suède. La France quant à elle parle de Didier Raoult, même de l'étude sur la colocine effectuée présentement au Québec. Et nous ben rien, que des faits divers et des taux d'intubation et de mortalité. Resté chez vous. Le problème voyez-vous c'est qu'il y aura un après. De la manière que c'est parti là, on va rouvrir pour pas grand-chose tout le monde va être dans la rue, il n'y aura plus un acheteur nulle part. Les banques vont revendre le parc immobilier pour des peanuts tout autant que l'ensemble de bien des secteurs résidentiels dans son entier. Comme dirait monsieur GBS, tes patates je veux bien les payés a 6.00 des dix livres, mais si je n’ai rien dans mes poches tes patates tu peux te les mettes ou je pense. Alors, on fait quoi ? On s'informe et se remet en question ou on cri go pour le premier a se jeté à l'eau avec une roche attachée au bout du pied. Une suggestion, si on commençait par évalué et regardé froidement ce qui peut être fait, ce serait pas mal mieux que de se contenté de courir après les stats et les faits divers.

6 avril 2020

Louise Furlong

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