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08 juin 2020

Quand le diable est dans les détails

Djanick Michaud

©Photo Gracieuseté Michel Dompierre

Djanick Michaud

PAR DJANICK MICHAUD - Depuis 2017, j’ai prêté ma voix, appuyé ou initié des mouvements dans la collectivité. Je me suis attardé à des dossiers qui touchaient directement des citoyennes et des citoyens, comme par exemple l’usine d’asphalte sur chemin de Lausanne, les taxes municipales ou le règlement concernant les animaux de compagnie. Par contre, je n’ai pas commenté la scène politique elle-même durant toute cette période. Non, je n’ai pas envie de vous dire aujourd’hui « je vous l’avais dit en 2017 » dans le cadre d’une des propositions que j’avais fait. Mais voilà, le contexte m’incite à réagir.

La population a été mise au courant tout récemment de l’exclusion de Mme Virginie Proulx des séances du comité plénier à la Ville. Ce comité vise de prime à bord l’information des conseillers par rapport aux différents dossiers en cours et sur lesquels ils doivent ultimement prendre une décision. Les séances de ce comité sont normalement l’hôte des questions et des échanges sur les différents sujets. Certains sont confidentiels, comme par exemple ceux des ressources humaines et d’autres sont d’intérêt public.

Hors, le motif de l’exclusion de Mme Proulx reposerait, selon les informations retenues par les médias, sur un bris de confidentialité entourant ledit comité. Personne dans la population ne peut être juge de cette situation puisque cela provient d’un comité qui siège à huis clos. Mais en prenant un peu de recul, cette situation est fâcheuse pour la confiance de la population face à la mairie.

S’il advenait que Mme Proulx soit fautive, il n’en demeurerait pas moins qu’un doute continuerait de planer sur le conseil municipal quant à ses pratiques aux yeux de la population. En contrepartie, si le conseil municipal s’avérait fautif dans la situation, un doute quant à la situation de Mme Proulx pourrait persister car la population n’aurait pas nécessairement toutes les informations.

Ce qui est le plus désolant, c’est que cette situation ne fera pas de gagnants entre les deux partis, et la population rimouskoise n’en sortira pas plus gagnante non plus. Je sympathise tout de même à la cause car devenir une cible de tractations politiques résulte dans des dommages injustifiés, je peux vous l’assurer.

Maintenant, il est important de comprendre que les règles qui régissent les municipalités n’obligent pas les municipalités de créer des comités pléniers et de tenir des rencontres à huis clos préalablement aux séances du conseil. Selon les règles qui régissent les municipalités, c’est à la séance régulière ou extraordinaire du conseil municipal que se prennent les décisions. Il est d’ailleurs possible de voir ces séances sur le canal de la télévision communautaire. Et c’est là que réside la clef d’un mystère qui mériterait d’être résolu.

Je rappelle que, selon les propos tenus par des élus précédemment, aucune décision n’est prise lors des séances du comité plénier. Alors, comment se fait-il que la régie de la télé donne les « cues » préalablement aux caméras pour qu’elles se tournent à l’avance vers les personnes qui proposent et appuient les résolutions pour les capter si les scénarios de décisions ne sont pas déjà écrits?

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