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01 juillet 2020

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

« Je n’ai pas envie de jouer à la belle-mère avec le conseil municipal » - Éric Forest

POINTS DE VUE DIVERS

Le sénateur et ex-maire de Rimouski, Éric Forest.

©Photo : gracieuseté

Le sénateur et ex-maire de Rimouski, Éric Forest.

Possédant une vaste expérience du domaine municipal, le sénateur Éric Forest rappelle en entrevue, quelques éléments qui ont fait le succès de l’administration municipale sous sa gouverne de 2002 à 2016 à Rimouski, tout en distribuant au passage quelques conseils aux élus aux prises avec la crise de confiance actuelle.

Président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pendant près de quatre ans (2010 à 2014), le sénateur Forest occupe présentement le rôle de vice-président du comité aux finances nationales au Sénat, l’un des trois comités habilités à siéger actuellement et dont le mandat est d’analyser tous les programmes d’aide mis en place pendant la COVID-19. À cela s’ajoutent de nombreuses visioconférences et sa participation au comité de gestion du Sénat. « Je suis là pour défendre l’intérêt des régions et des municipalités et faire comprendre que celles-ci sont vraiment des acteurs importants parmi les différents paliers de gouvernement. »

Là où il existe un contexte de crise de confiance majeure des citoyens envers leurs élus municipaux, Éric Forest affirme qu’un conseil municipal doit travailler en équipe. « Les membres de cette équipe doivent contribuer à l’avancement des dossiers et le maire doit assumer son leadership, mais il ne peut pas l’assumer seul. Il faut que l’ensemble des membres placent l’intérêt supérieur de la ville et de la communauté au-dessus de leurs intérêts personnels. Je trouve ça regrettable ce qui se passe actuellement au conseil municipal de Rimouski, mais loin de moi l’idée de vouloir jouer à la belle-mère. Je pense que chacun doit faire preuve d’ouverture et de collaboration. Travailler à créer un environnement propice à la collaboration, c’est la première responsabilité de chacun et chacune des personnes qui prennent place autour de la table du conseil municipal. »

Le sénateur Éric Forest.

©Photo : archive L'Avantage

Le sénateur Éric Forest.

 

Le respect avant tout

Les commentaires sur l’actualité municipale se font nombreux sur les réseaux sociaux. Souvent, cela dégénère et les internautes ne sont pas toujours élogieux envers leurs élus, peu importe le point de vue émis. Le sénateur Forest considère que d’accord ou pas avec une situation, il faut demeurer respectueux ! « Pour moi, le respect est très important. On a une organisation municipale de très grande qualité à Rimouski et peu importe le groupe, il faut que la notion de respect soit présente. »

Au cours de sa carrière, Éric Forest a toujours souhaité l’implication des jeunes et des femmes en politique. Dans le cadre de ses fonctions à l’UMQ et au mouvement L’Effet A dont il a été un mentor, il ne ratait pas l’occasion d’inviter les femmes à faire de la politique. « À la table du conseil à Rimouski, j’ai œuvré avec les Jennifer Murray, Cécilia Michaud, Gisèle St-Pierre-Beaulieu. Les femmes sont un apport important avec leurs points de vue, leur expérience et leur vécu. Elles doivent assumer leur rôle au même titre que les hommes », dit-il.

Promesse d’avenir après la COVID

Éric Forest rappelle que Rimouski est une ville privilégiée avec de grandes institutions et un fort pourcentage de main-d’œuvre œuvrant dans l’industrie du savoir. « Nous avons tous les éléments pour performer avec un positionnement à l’international dans le domaine maritime. Cet automne, après la COVID, il sera bon de se questionner sur la façon dont on pourra se sortir de cette crise et en retirer des leçons en regard d’une économie plus verte, plus respectueuse de notre environnement et du développement durable. Moi j’ai l’impression que Rimouski a tous les ingrédients pour se positionner très favorablement sur ce plan, c’est ce que je souhaite. »

À 68 ans, le sénateur Forest ne pense pas à la retraite pour l’instant. « La date de péremption des sénateurs est fixée à 75 ans. Je vais poursuivre ma carrière tant que je serai motivé et que j’aurai du plaisir à défendre les régions et les municipalités et d’avoir parfois le privilège de faire des interventions qui peuvent faire une différence. »

Ayant une résidence secondaire à Rimouski depuis l’obtention de son poste de sénateur à Ottawa, l’ex-maire Forest confirme qu’il redeviendra résident permanent de Rimouski à compter du mois de juillet.

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