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15 juillet 2020

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Dénonciations d’agressions sexuelles : des répercussions jusqu’à Rimouski

HAUSSE DES DEMANDES D'AIDE

Violence sexuelle, agression, dénonciation

©Photo Unsplash Kat J

Le confinement des derniers mois a aussi pu avoir des impacts chez les victimes.

La vague de dénonciations de harcèlement et d’agressions sexuelles dans l’industrie du spectacle au Québec incite des victimes à se confier. Les intervenantes du CALACS de Rimouski remarquent une hausse du nombre de demandes d’aide.

Chaque vague de dénonciations peut avoir des répercussions positives. Celle des derniers jours dans le milieu artistique n’en fait pas exception. Certaines victimes ont plus envie de dénoncer leur agresseur. 

« Pour les femmes que nous avons déjà en suivi, ça peut raviver des blessures intérieures et le besoin de parler peut-être plus grand. Il y a des femmes qui réalisent leur vécu et les conséquences des agressions sexuelles dans leur vie. Elles décident donc de demander de l’aide. Finalement, ça a des effets sur la société en général. Certains prennent conscience de la problématique », explique l’intervenante sociopolitique au CALACS, Pascale Parent. 

Depuis le début des vagues de dénonciation, en 2014, les demandes ont triplé au CALACS de Rimouski. Les délais entre l’agression et la demande d’aide sont, quant à eux, moins grands. L’intervenante sociopolitique remarque que les victimes qui dénoncent sont de plus en plus jeunes. Les vagues de dénonciations font, selon elle, évoluer la société.  

« Il y a eu beaucoup de vagues et elles nous amènent toujours un peu plus loin. Nous espérons que ce n’est pas la dernière. J’ai l’impression que nos discussions actuelles sont un peu plus poussées que ce dont on parlait dans d’autres vagues antérieures. On réalise tout ce que les violences sexuelles représentent et à quel point elles sont au quotidien dans la vie des femmes », affirme Pascale Parent. 

Le CALACS rappelle que plusieurs femmes restent en marge de cette vague. « S’engager contre la violence sexuelle implique de prendre en compte la pluralité des réalités, d’écouter et de respecter le processus de chacune. Qu’avons-nous à offrir en tant que société à cette femme aînée qui n’a pas accès aux réseaux sociaux, à cette femme trans qui est jugée pour son identité ou à cette femme autochtone qui n’est même pas écoutée lorsqu’elle dénonce la disparition de ses sœurs? », se questionne l’intervenante. 

Le confinement des derniers mois a aussi pu avoir des impacts chez les victimes. En plus d’une possible augmentation de la violence, la solitude a pu conduire à une accentuation des blessures. « C’est peut-être ce qui a pu mener à la vague. Les victimes ne veulent plus être dans le silence », indique Mme Parent. 

Une rencontre virtuelle pour les victimes de violence sexuelle qui demeurent dans l’est du Bas-Saint-Laurent est prévue vendredi, à 10 h, sur la plateforme Zoom. Il est possible de s’inscrire au calacsri@globetrotter.net ou au 418 725-4220. Le CALACS sera fermé du 27 juillet au 10 août et d’autres rencontres virtuelles seront offertes par la suite.

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