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12 août 2020

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Toujours des défis pour les femmes et les jeunes en politique municipale

LOIN DE LA PARITÉ

Virginie Proulx

©Photo Gracieuseté

Virginie Proulx est conseillère à la Ville de Rimouski.

Les hommes sont doublement représentés par rapport aux femmes au sein des conseils municipaux des MRC de Rimouski-Neigette et de La Mitis. Un fait qui s’explique principalement par les défis que doivent affronter les femmes, selon les élues.

La MRC de Rimouski-Neigette compte 45 hommes élus comparativement à 23 femmes. Dans celle de La Mitis, il y a 37 femmes pour 74 hommes.

« Il y a de plus en plus de femmes, mais ça reste une culture qui n’est pas facile. On aurait avantage à en avoir plus parce que ça amène une façon différente de voir les choses. Avec les technologies qui sont arrivées avec la COVID, je pense que ça peut favoriser l’arrivée des femmes et des jeunes parce que certaines réunions peuvent se faire par Zoom », mentionne la conseillère à la Ville de Rimouski, Virginie Proulx.

La mère de famille apprécie la politique municipale puisqu’elle lui permet de rester près de ses jeunes enfants. Elle croit que la population est ouverte à accepter plus de femmes, mais que certaines façons de faire doivent changer. 

« Il faut modifier le système municipal pour le rendre plus séduisant, pas juste pour les femmes. Il faut aussi amener les citoyens à s’y intéresser, pour qu’ils votent et qu’ils se posent des questions sur les décisions qui sont prises. Dans les séances publiques, on parle de numéros de lots, mais personne ne sait ce que c’est. C’est peu accessible », explique la conseillère de 39 ans.

Maïté Blanchette Vézina

©Photo Gracieuseté

La mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette Vézina.

La mairesse de Sainte-Luce a aussi été attirée par la politique municipale pour changer les choses. L’avocate de 34 ans a été élue en 2017.

« Je me suis lancée à mon compte pour pouvoir mieux conjuguer mon emploi, mon travail d’élue et de maman. C’est tout un travail d’équilibre. Il faut être conscient que si l’on ne veut pas juste attirer des retraités, il faut offrir un salaire intéressant », exprime Maïté Blanchette Vézina.

Selon elle, il n’y a rien de mieux qu’une femme pour parler de la réalité des femmes.

« Il faut donner notre opinion sur la façon de faire de la politique. Certaines pratiques du milieu sont différentes de ce qui se voit dans la société. Pour faire changer les mentalités, il faut qu’il y ait des femmes. On peut être plus collaboratifs, plus ouverts, plus transparents. Je pense que c’est aussi une question de générations », indique Mme Blanchette Vézina.

Des conseils au féminin

Contrairement aux autres municipalités des deux MRC, celles de Sainte-Angèle-de-Mérici et d’Esprit-Saint comptent cinq femmes et deux hommes au sein de leur conseil. Dans les deux cas, aucune initiative de recrutement n’a été mise en place.

« Les femmes ont décidé de prendre leur place parce qu’anciennement c’était seulement des hommes qui menaient les municipalités. Les femmes apportent une autre façon de réfléchir. Nous sommes aussi représentés par toutes les classes d’âges et c’est intéressant parce que les discours se font sur les réalités », affirme la mairesse d’Esprit-Saint, Dorys Taylor.

« Nous apportons des opinions différentes. Je crois que nous nous dirigeons vers l’égalité sur les conseils. De plus en plus, les femmes s’intéressent à la politique », ajoute la conseillère municipale à Sainte-Angèle-de-Mérici Myleine Gauthier qui en est son quatrième mandat.

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