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09 septembre 2020

Serge Dionne - sdionne@lexismedia.ca

Donner au suivant : la mission du Rimouskois Pierre Doucet

DONS TOTALISANT 250 000 $

Pierre Doucet

©Photo Archives

Pierre Doucet a notamment remis 25 000 $ à la Fondation du Centre hospitalier régional de Rimouski et un autre 25 000 $ à la Maison Marie-Élisabeth, l'an dernier.

Pierre Doucet a 66 ans. Il habite seul dans un petit appartement de Rimouski et conduit un Tiguan 2014. Cet expert-comptable à la retraite vit simplement. Il n’a ni femme ni enfants. Son train de vie n’a rien d’extraordinaire. Pourtant, les actions et les gestes qu’ils posent sont loin d’être ordinaires.

Après avoir donné 100 000 $ à quatre organismes de bienfaisance de l’Est-du-Québec, en 2018, Pierre Doucet a versé 150 000 $ à 10 organismes de Rimouski, de la Côte-Nord et de la grande région de Montréal, l’an dernier. Ses dons sont dédiés à des projets spécifiques.

Il a notamment remis 25 000 $ à la Fondation du Centre hospitalier régional de Rimouski pour l’achat d’un équipement spécialisé destiné au service d’urologie. Cet équipement visant à examiner la prostate n’est pas disponible dans la région.

Le mécène a aussi donné 25 000 $ à la Maison Marie-Élisabeth pour la rénovation des planchers et la mise à niveau des systèmes téléphoniques et informatiques, notamment. Les autres organismes se trouvent à Sept-Îles, entre autres, où il a passé une bonne partie de sa vie.

« Je veux donner au suivant et faire profiter les autres. Tant qu’à laisser ça dans un testament, j’aime autant entreprendre un processus de philanthropie de mon vivant. Ton coffre-fort ne suit pas ton corbillard! », lance-t-il en riant.

« Quand tu en as (de l’argent), tu en donnes. Il y a aussi un genre d’égoïsme là-dedans. C’est valorisant, ça fait du bien. Tout le monde le fait pour se sentir utile. » De l’argent, il réussit à en faire grâce à la bourse, l’une de ses passions depuis près de 30 ans. « Je reçois d’un côté, puis je redonne de l’autre bord », dit-il.

Ses dons lui permettent également de bénéficier de crédits d’impôt, des sommes qui seront ultimement remis aux organismes qu’il soutient. « Si demain matin je décolle d’ici et je meurs, mon testament est fait en conséquence. Ce sont mes organismes qui vont hériter de ça, du pot. Et le pot va contenir tous les retours d’impôt de Revenu Québec et de Revenu Canada. C’est une façon d’aller chercher de l’argent à Québec et à Ottawa et de la rapporter en région. »

En levant le voile sur ses contributions, M. Doucet souhaite que d’autres personnes suivent ses traces et entreprennent un processus de philanthropie. Il se dit même prêt à les accompagner.

Les Québécois plus généreux

L’Institut Mallet a mené au début juillet un sondage pour connaître l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les dons philanthropiques des Québécois. Le sondage visait à comprendre la tendance dans chaque forme de don (argent, temps, biens et denrées alimentaires) lors des six premiers mois de 2020, à connaître les intentions de dons pour le second semestre de l'année ainsi que les aspirations pour l'avenir. Les résultats montrent que la crise sanitaire a stimulé la générosité des Québécois qui ont répondu en plus grand nombre au besoin de solidarité provoqué par la crise.

Cet élan s'est concrétisé par l'augmentation marquée du nombre de donateurs au premier semestre de 2020. Un peu plus de 70 % des répondants ont fait un don à une cause sociale, communautaire ou humanitaire, sous quelque forme que ce soit, pendant cette période. C'était 50 % sur toute l'année lors du sondage de 2015 de l'Institut Mallet.

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