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Soccer

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22 septembre 2020

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Semaine nationale des entraîneurs : 28 ans d’engagement pour Keven Morneau

DÉVOUEMENT

Keven Morneau

©Photo Gracieuseté

La passion de Keven Morneau pour son sport traverse les décennies.

C’est présentement la Semaine nationale des entraîneurs. Au Québec, ils sont 65 000 à se dévouer pour les jeunes athlètes. C’est le cas du Rimouskois Keven Morneau qui dédie une partie de sa vie au soccer.

Keven Morneau avait 14 ans lorsqu’il a commencé à entraîner des joueurs de soccer. Vingt-huit ans plus tard, la passion pour son sport est toujours aussi grande. Le temps qu’il a passé sur les terrains à former des jeunes est incalculable.

« C’est une fierté de voir les jeunes se développer, vivre une expérience et grandir. Souvent, je prends un groupe d’athlètes et je l’accompagne pendant trois à six ans. Je vois le développement et c’est gratifiant », affirme l’entraîneur.

Au fil des ans, M. Morneau a entraîné des équipes du Fury de Rimouski et des équipes scolaires de niveau secondaire, collégial et universitaire. Il apprécie ce que le sport apporte sur le plan personnel.

« Je suis convaincu que le sport est une des meilleures façons de développer de futurs adultes. Le jeune doit apprendre à affronter les victoires, les défaites, les efforts, les déceptions et les joies. Je trouve que c’est extrêmement formateur. De côtoyer certains d’eux aujourd’hui et de voir qu’ils ont certaines valeurs que nous avons mises en place et sur lesquelles ils basent leur vie d’adulte me rend fier », dit-il.

L’homme de 43 ans souhaite que les jeunes se souviennent de lui comme étant un entraîneur exigeant par moments, mais qui aime aussi avoir du plaisir.

« Il y a la discipline, mais dans mon enseignement j’essaie de leur montrer qu’il y a aussi une grosse partie de plaisir. J’aime faire beaucoup de tournois, beaucoup de sorties et beaucoup de situations de match en entraînement. Je veux qu’ils vivent une expérience et que ce ne soit pas toujours rigoureux et compliqué », explique celui qui est responsable des sports pour les équipes Sélect des écoles Paul-Hubert, Langevin et Saint-Jean depuis huit ans.

Le soccer a grandement évolué en près de trois décennies. Le côté technique est plus développé et la façon d’aborder les jeunes n’est pas la même non plus. L’encadrement individuel est aujourd’hui plus important. « Tu dois aller chercher les jeunes individuellement pour avoir le maximum d’eux-mêmes. Il y a le concept d’équipe, mais il faut avoir une relation particulière avec chacun des athlètes. Si j’ai 15 joueurs, j’ai 15 façons de travailler », mentionne l’entraîneur.

Une histoire de famille

Keven Morneau entraîne son fils, William, et sa fille, Sarah-Ève, depuis qu’ils ont 6 ans et 5 ans. L’aîné a aujourd’hui 14 ans et la plus jeune a 9 ans.

« Avant chaque début de saison, j’ai une discussion avec eux et ils décident si je reviens. Quand ils vont me dire non, je serai un papa gérant ou un papa d’estrades. J’ai une bonne relation avec eux. Ils sont capables de faire la coupure entre le père et l’entraîneur. Ça arrive même que le père dise l’inverse du coach rendu dans la voiture », raconte-t-il en riant.

L’entraîneur aime avoir ce contact particulier avec ses enfants. « Je me sens privilégié de vivre ça avec eux de l’intérieur. Les parents sont de l’autre côté et ont du plaisir, mais je pense que j’en ai encore plus en les voyant évoluer de si près. Ils sont des éponges d’apprentissage », conclut Keven Morneau.

Commentaires

22 septembre 2020

ANGELE turcotte

très beau reportage sur kevin et oui un gars de coeur merveilleux qu'il en existe encore des entraineurs comme lui, merci kevin je n,ai que de bons souvenirs

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