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26 octobre 2020

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Une exposition en hommage aux travailleurs éoliens

PHOTOGRAPHIES

L’artiste rimouskoise Joan Sullivan présente ses photographies à la galerie d’art Léonard-Parent.

©Photo Gracieuseté

L’artiste rimouskoise Joan Sullivan présente ses photographies à la galerie d’art Léonard-Parent.

La galerie d’art Léonard-Parent de Rimouski présente l’exposition « Le chant du vent » jusqu’au début décembre. Les artistes Joan Sullivan et Élise Argouarc’h ont collaboré pour transporter le public à 100 mètres dans les airs.

La photographe Joan Sullivan présente une douzaine de portraits de travailleurs éoliens. L’artiste documente la transition énergétique québécoise depuis 10 ans. « C’est pour rendre hommage à ces ouvriers que l’on ne voit pas, les bâtisseurs méconnus qui érigent notre avenir postcarbone. Nous voyons les éoliennes, mais on ne voit pas ceux qui les ont érigées. Avec l’image et la poésie, on cherche une certaine continuité entre le savoir-faire d’un chantier et les espérances écologiques », affirme Joan Sullivan.

La photographe se concentre depuis 11 ans sur les solutions aux changements climatiques. « J’étais la seule artiste à fréquenter régulièrement les chantiers de construction partout au Québec. Les images de l’exposition représentent une rétrospective de mes 10 dernières années de carrière artistique. Ça a évolué. Au début, j’étais très attirée par la technologie, mais au fil des ans, je suis devenue fascinée par les hommes et les femmes qui travaillent sur ces chantiers. Certains ont quitté les sables bitumineux pour retourner au Québec », exprime-t-elle.

Les photographies de Joan Sullivan sont accompagnées des poèmes de l’artiste rimouskoise Élise Argouarc’h. « Ce sont des poèmes qui ont été écrits en lien avec les photos de Joan. Ça fait longtemps que je travaille dans mon écriture poétique sur la question écologique autant que sur la question de faire parler les personnes. Nous nous sommes retrouvées sur le désir de rendre hommage aux hommes de chantier qui montent les éoliennes et qui participent à la transition énergétique », mentionne l’artiste.

Élise Argouarc’h souhaite faire voyager le public entre deux univers. « Avec mes poèmes, j’ai tenté de mettre une forme onirique pour faire un relief avec la vision de chantier très pragmatique et matérielle terrienne. Les textes et les photos sont rassemblés et c’est comme un parcours entre poésie et documentaire et entre réalisme et espoir », explique-t-elle.

Autant la poète que la photographe en étaient à leur première collaboration avec un artiste d’une autre discipline artistique. « Je sens, et je sais que les visiteurs vont le sentir aussi, une synergie entre l’image et les mots qui est palpable. Ce n’est pas la même chose que quand tu vas dans une galerie et qu’il y a juste une forme d’art. Avec les mots d’Élise, ça permet de regarder les images dans une nouvelle perspective et une nouvelle lumière », indique Joan Sullivan.

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