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16 novembre 2020

Abandon de la voiture à essence : un sacrifice nécessaire

LETTRE OUVERTE

Autos, véhicules, voitures.

©Photo Archives

Cette semaine, le ministre de l'Environnement du Québec, Benoit Charette, a annoncé qu’en 2035 la vente de véhicules personnels à essence sera interdite.

PAR NICOLAS LAMBERT - Et si le véhicule que vous conduisez en ce moment était le dernier à fonctionner aux combustibles fossiles. Comment cela serait-il possible?

Cette semaine, le ministre de l'Environnement du Québec, Benoit Charette, a annoncé qu’en 2035 la vente de véhicules personnels à essence sera interdite. Ce n’est que dans 15 ans, soit la durée de vie d’une voiture bien entretenue.

Nous devons donc nous faire à l’idée que notre prochain véhicule sera probablement électrique. Oui, oui, électrique. Je sais ce que vous pensez. Brancher son véhicule tous les soirs en rentrant à la maison sera sans doute une habitude difficile à prendre. Le silence lorsqu’elle « démarre » et son accélération intense et soutenue vous déstabilisera pendant longtemps. L’odeur du gaz qui reste sur vous à chaque visite à la station d’essence ne sera plus qu'un doux souvenir. Et la prévisibilité du prix du « carburant » électrique rendra vos voyages de longs congés ennuyeux. 

Mais pour lutter contre les changements climatiques, il faut faire d'énormes sacrifices. Au Québec, 34,5 % de nos émissions de gaz à effet de serre sont causées par le transport routier (inventaire de 2017). On n’a donc pas le choix de s’attaquer à ce problème et l’électrification des transports est malheureusement la meilleure avenue possible. Notre hydroélectricité est une énergie propre, alors l’utiliser serait plus sage que de brûler du pétrole qui nous vient des sables bitumineux de l‘Alberta. Certains y voient même une sorte d’achat local québécois. 

Je sais, cela réglera aussi en grande partie la pollution atmosphérique qui nous cause des épisodes de smog, même en hiver. Du même coup, moins de gens mourront prématurément de maladie respiratoire. Je sais tout ça. Mais la pilule est encore difficile à passer. D’ici 15 ans, je vais me retrouver dans une voiture qui va m’indiquer combien de pourcentage de batterie qu’il me reste au lieu du classique « F - ½ - E ». J’espère que mes enfants réaliseront un jour les énormes sacrifices que j’aurais faits pour eux.

Nicolas Lambert
Rimouski
Électromobiliste qui ne retournerait jamais en arrière

Commentaires

16 novembre 2020

Jean-Louis Parent

Ben voyons!!! J'ai une voiture électrique et je n'ai eu aucune difficulté a m'habituer. Après seulement quelques jours, je disais que je ne reviendrais jamais à une voiture à essence!

17 novembre 2020

Claude Croft

En réalité c’est les transports lourd qu’il faut bannir, pas la personne qui va faire épicerie une fois par semaine , a quand le train electrique qui relie Gaspé A Montreal , le transport inter modale si prisé dans les années 80 . Là on jaserait du futur . Beau geste du gouvernement car c’est nous qui vont payer ...

17 novembre 2020

David Sylvestre

Quel sacrifice difficile! Un texte plutôt sarcastique ;-)

17 novembre 2020

David Sylvestre

Après six ans à rouler électrique, est-ce que je m'ennuie de la voiture à essence? - du bruit et de la vibration de son moteur - de la pollution lorsqu'elle démarre à froid et du temps nécessaire pour avoir du chauffage - du délai de réponse de son moteur et sa transmission lorsqu'on appuie sur l'accélérateur - de son entretien coûteux (huile, filtres, bougies, etc.) - des visites à la station service et au garage Pas du tout!

17 novembre 2020

Mona Boudreau

Moi c est non , il faut commencer par les grandes villes..c est la le probleme...ensuite les Truck sur l autoroute....laisser nous tranquille nous en campagne avec ce char electrik.......ce sera un cauchemar...tant qu il y aura au gaz, j en aurai une.....

17 novembre 2020

Edith Lévesque

Peut-être pourrez- vous m’éclairer. J’ai ouï dire que la voiture électrique est beaucoup plus polluante à manufacturer que la voiture à essence. Quand elle sort de l'usine, avant même d'avoir parcouru son premier kilomètre, une voiture électrique a déjà émis plus de gaz à effet de serre qu'une voiture à essence. (Selon un reportage de Radio-Canada.)

18 novembre 2020

Marie-Josée Fournier

Edith Lévesque, voici un lien intéressant qui répond à votre question: https://www.aveq.ca/actualiteacutes/essence-vs-electrique-qui-emet-le-moins-de-ges-au-total?fbclid=IwAR2X1ZczCxhKrNEIQovAGfsdaPuqvKhqYacOrm4GIbhRVlAZE5V9eaKSNOs

19 novembre 2020

Daniel Bérubé

@ Edith Lévesque : Je n'ai pas étudié la chose de près, mais à ma connaissance, la voiture électrique causera plus de pollution à sa fabrication que celle à essence, par contre, après la fabrication, c'est surtout là que celle à essence débutera sa pollution, tandis que celle électrique sera faite. J'ai eu aussi vent que la fabrication de celle électrique étant supérieur en pollution à sa fabrication, que ce serait après avoir dépassé 50 ou 75 mille k.m. que l'électrique serait réellement profitable à l'environnement...

19 novembre 2020

fernand ouellet

Hate de voir comment on va gérer les batteries usagées qui se compteront par millier, autant que les pneus...Cadnium, nickel, plomb...et quoi encore ?

20 novembre 2020

Pénélope Pelletier

Et ceux qui n'ont pas assez d'argent pour ce procurer une voiture électrique ?? comment on s'arrange pour les mécaniciens? Ils vont devoir toute retourner au étude??non mais serieusement on ne peut pas obliger une province complète à utiliser ça. Ceux qui possèdent les stations essences, ils deviendront quoi?? En tout cas j'espère que le gouvernement a bien pensé à leur affaire.

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