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16 novembre 2020

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Rimouski : manif pour plus de logements sociaux

DES MILLIERS DE LOGEMENTS DEMANDÉS

Des organismes communautaires de Rimouski demandent au gouvernement provincial d’investir rapidement pour la construction de logements sociaux.

©Photo Gracieuseté

Des organismes communautaires de Rimouski demandent au gouvernement provincial d’investir rapidement pour la construction de logements sociaux.

Le Comité logement Rimouski-Neigette est déçu que le gouvernement du Québec n’ait pas ajouté de fonds pour le logement social dans sa mise à jour économique de jeudi dernier. Quelques manifestants se sont rassemblés devant le bureau du député provincial de Rimouski, Harold LeBel, cet avant-midi.

Le Comité logement Rimouski-Neigette, le groupe de ressources techniques Les Habitations populaires de l’Est, le député Harold LeBel et des maires de la région s’unissent pour demander une action du provincial. Ils veulent que la CAQ tienne sa promesse et investisse suffisamment pour bâtir 12 500 logements sociaux supplémentaires dans la province. 

« Lors des élections, il y a deux ans, le gouvernement disait qu’il allait bâtir 15 000 logements sociaux qui étaient en attente de financement. Ces logements étaient financés en partie par le provincial et il manquait de l’argent pour les construire sans une augmentation. Pendant les deux premières années, seulement 2 500 logements ont été bâtis. Il va rester deux ans pour en bâtir 12 500 autres », exprime le coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette, Guy Labonté. 

Les organismes rimouskois qui luttent pour augmenter le nombre de logements sociaux demandent au gouvernement provincial d’investir cet argent dans son prochain budget.  

« Les besoins sont urgents. Il y a plus de 4 000 ménages à Rimouski qui paient plus de 30 % de leur revenu en coûts de loyer. C’est à Rimouski, mais c’est aussi dans les villages autour. Des projets sont retardés à plusieurs endroits, dont Saint-Eugène-de-Ladrière. Souvent, c’est pour des personnes âgées qui ne veulent pas quitter leur village, mais qui ne peuvent plus s’occuper de leur maison. Ça dévitalise les villages », explique monsieur Labonté.  

Pour Les Habitations populaires de l’Est, la construction de logements sociaux n’est pas une dépense, mais bien un investissement. « Pour chaque dollar investi dans le développement du logement social et communautaire par le biais du programme AccèsLogis Québec, 2,30 $ sont injectés dans l’économie québécoise », affirme la coordonnatrice, Nancy Belleau. 

« Les personnes en situation de pauvreté qui doivent payer trop cher pour leur logement doivent couper dans leur épicerie. Ça entraine des problèmes de santé physique et mentale et ça coûte encore plus cher à la société », ajoute Guy Labonté. 

Le coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette remarque que de plus en plus de personnes viennent s’établir dans la région. « Je ne sais pas si c’est à cause de la pandémie, mais on voit plus de gens de Québec, de Montréal ou d’ailleurs qui viennent ici. On voit qu’il y a beaucoup moins de logements disponibles. Ça va engendrer une hausse des coûts de loyer. Les personnes en situation de pauvreté n’ont pas les moyens de payer », dit-il.  

Harold LeBel doit faire parvenir la demande des organismes sociaux à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. Guy Labonté souhaite qu’elle soit entendue.

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