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03 décembre 2020

Communiqué L'Avantage - redactionrimouski@lexismedia.ca

Le désespoir s'amplifie à mesure que progresse la pandémie, selon une nouvelle étude

SANTÉ MENTALE

Dépression, anxiété, détresse, suicide, santé mentale

©Photo Archives

À l'approche de l'hiver, 40 % des Canadiens font état d'une détérioration de leur santé mentale depuis mars.

Une nouvelle enquête nationale révèle que la santé mentale des Canadiens continue de se détériorer.

La deuxième vague de la pandémie a exacerbé les sentiments de stress et d'anxiété, entraînant un niveau alarmant de désespoir, de pensées suicidaires et de découragement au sein de la population canadienne. Voilà ce qu'expose la plus récente vague de données tirées d'une enquête nationale sur les conséquences de la COVID-19 sur la santé mentale que l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) rend publique aujourd'hui.

La majorité de la population canadienne (71 %) se dit préoccupée par la deuxième vague du virus. Un peu plus de la moitié des Canadiens craignent qu'un être cher ou un membre de leur famille meure et seulement 21 % se sentent optimistes, peut-on lire dans un communiqué de presse de l'ACSM.

À l'approche de l'hiver, 40 % des Canadiens font état d'une détérioration de leur santé mentale depuis mars, avec un déclin plus prononcé chez les personnes au chômage (61 %), celles qui avaient déjà des problèmes de santé mentale (61 %) et les jeunes adultes de 18 à 24 ans (60 %), notamment.

« Le froid, l'incertitude, l'érosion des réseaux de soutien social et les restrictions quant aux rassemblements pendant les Fêtes surviennent alors que les gens sont déjà anxieux, découragés et inquiets que les choses empirent, explique la cheffe de la direction nationale de l'ACSM, Margaret Eaton. J'ai peur que beaucoup de personnes soient si désespérées qu'elles ne voient pas la lumière au bout du tunnel. »

Une des grandes inquiétudes est l'augmentation marquée du taux de suicide cet automne : 1 personne sur 10 au Canada a récemment eu des pensées suicidaires, par rapport à 6 % au printemps. Selon l'organisme, la pandémie continue de faire ressortir que la santé mentale n'est pas une responsabilité individuelle. Il faut une intervention des pouvoirs publics, dit-on.

Même avant la pandémie, le système de soins de santé mentale canadien ne répondait pas aux besoins des gens en raison de longues listes d'attente, de problèmes d'accès, d'iniquités et de sous-financement, affirme Mme Eaton.

« Les longs délais d'attente sont un problème, en partie, parce qu'il y a eu un sous-financement chronique des services en santé mentale du secteur communautaire et parce que ces services reposent sur les soins intensifs, plus coûteux, comme ceux dispensés dans les hôpitaux et les soins actifs. En finançant les interventions communautaires, nous allégerons la pression exercée sur un système de soins actifs déjà sévèrement affecté par la COVID-19 et permettrons aux gens de recevoir l'aide dont ils ont besoin plus rapidement. »

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