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10 décembre 2020

Communiqué L'Avantage - redactionrimouski@lexismedia.ca

Des travailleuses de CPE manifestent à Rimouski

ABSENCES FORCÉES

Manifestation travailleuses de CPE Rimouski

©Photo Gracieuseté

Des travailleuses de CPE ont manifesté ce matin au centre-ville de Rimouski.

Pour la CSN, les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) doivent pouvoir accéder à des absences payées lorsqu’elles sont en attente d'un résultat à un test de dépistage de la COVID-19. C’est loin d’être toujours le cas en ce moment, selon le syndicat.

La CSN affirme dans un communiqué de presse que depuis le début de la crise, ces travailleuses doivent piger dans leur banque personnelle de congés de maladie ou dans leurs journées de vacances lors de périodes d’isolement imposées par la santé publique ou par l’employeur, lorsqu’il y a des symptômes, ou encore lorsqu’elles sont en attente du résultat d’un test COVID.

Dans un sondage mené par la CSN auquel 5 200 membres de CPE ont répondu en novembre dernier, près de 25 % des éducatrices avaient déjà été testées pour la COVID-19 et près de 80 % d'entre elles ont utilisé leur banque personnelle ou ont dû prendre un congé sans solde durant l’attente du résultat.

Selon la CSN, il y a donc un risque qu’une travailleuse choisisse de taire des symptômes bénins afin d’éviter les conséquences financières pour sa famille. Une étude de la direction de la santé publique de Montréal sur les cas de COVID-19 survenus du 26 août au 30 septembre révèle que la présence de personnes symptomatiques dans les services de garde éducatifs était le deuxième plus important facteur de transmission.

« Il est inadmissible que le ministère de la Famille ne finance pas de congés rémunérés pour l’isolement préventif, car celui-ci sert à diminuer le risque de transmission dans les CPE », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

Le syndicat déplore aussi la récente annonce de l’interdiction des réunions de famille pour les Fêtes. Alors que le personnel des CPE est déjà épuisé, le gouvernement aurait pu prévoir, dit-il, la fin du service habituel en même temps que la fermeture hâtive des écoles.

« Le gouvernement doit donner un coup de barre pour rassurer le personnel des CPE du Bas-Saint-Laurent et envoyer un signal fort afin d’éviter que plus de travailleuses ne quittent nos CPE », ajoute la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre.

« Nous reconnaissons les défis importants que vivent présentement les éducatrices en services de garde qui font un travail exceptionnel dans ce contexte difficile. Il faut comprendre que la réalité est toutefois différente que dans les écoles. Les services de garde sont tous autonomes. Chaque employeur a le contrôle sur la gestion de son personnel ainsi que sur les congés », a répliqué le ministère de la Famille par courriel.

Le ministre Mathieu Lacombe a rencontré la Fédération de la santé et des services sociaux - CSN, hier matin, à ce sujet.

« Nous travaillons présentement afin de nous assurer que les éducatrices puissent avoir accès à la Prestation canadienne de maladie du gouvernement fédéral qui donne droit à une aide financière aux travailleurs qui doivent se mettre en isolement. Nous savons que le personnel a besoin de repos et qu’elles auront besoin éventuellement de leurs congés de maladie ou de leurs vacances. Il faut aussi rappeler qu’advenant une fermeture demandée par la santé publique à la suite d’une éclosion, l’ensemble du personnel continuera d’être rémunéré. »

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