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11 janvier 2021

Serge Dionne - sdionne@lexismedia.ca

Harold LeBel entend plaider non coupable

Harold LeBel

©Jean-Philippe Langlais - L'Avantage Rimouski

Le député de Rimouski, Harold LeBel, fait face à une accusation d'agression sexuelle.

Le député provincial de Rimouski, Harold LeBel, entend plaider non coupable à l'accusation d'agression sexuelle qui pèse contre lui.

M. LeBel a comparu au palais de justice de Rimouski, ce matin, par vidéoconférence. Son avocat, Maxime Roy, a fait savoir qu'un plaidoyer de non-culpabilité devrait être enregistré plus tard. L'accusé devra maintenant revenir devant le tribunal le 16 février.

Le député a été arrêté par la Sûreté du Québec à la mi-décembre pour une présumée agression sexuelle sur une autre élue de l'Assemblée nationale dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication. Les faits reprochés à l'homme de 58 ans seraient survenus en octobre 2017.

Dans un communiqué de presse publié le 17 décembre, Harold LeBel déclarait qu'il n'avait rien à se reprocher. Il avait également fait savoir qu'il continuerait d'assumer son rôle de député et défendre les intérêts de la circonscription.

M. LeBel - qui a été exclu du caucus du Parti québécois le temps que le processus judiciaire suive son cours - est député de Rimouski depuis 2014. Il a récemment été choisi par ses pairs de l'Assemblée nationale comme étant le meilleur représentant de sa circonscription et le député ayant le meilleur esprit sportif.

Commentaires

12 janvier 2021

Denis Beaulé

Il semble qu’il y aura là, pour une fois, suffisamment de ‘matériel’-‘témoin’ permettant de commencer à élaborer quelque «jurisprudence» qui vaille en matière d’agression dite ou considérée à caractère sexuel. Car, rapporte-t-on, il y aurait des enregistrements audio et vidéo. Ce pourquoi, en effet, loin de n’en avoir jamais fini avec ce type de plainte, on dirait que ce n’est même pas commencé sérieusement…; c’est parce qu’il n’y a aucun consensus ayant cours relativement à où commence une agression, encore moins ayant trait à ce que sont, ‘exactement’, précisément, agressions ou harcèlement sexuels. Il suffit de constater à quel point la chose a divisé la gent féminine même en France quant à la « liberté d’importuner » au masculin en vue de séduire…, pour devoir admettre que la ‘ligne’ entre l’admissible et l’inacceptable s’avère loin d’être tracée à cet égard. Il y avait incidemment à ce sujet hier une intéressante chronique de Sophie Durocher in le Journal (p. 34/35). Illustrant on ne peut plus limpidement qu’il y aurait une différence, et toute une, entre un commentaire maladroit, à connotation sexuelle, et une agression ou du harcèlement sexuels proprement dits. Car, à la limite, pourrait-on arguer qu’un simple regard, insistant, ‘trop appuyé’ ou prolongé, pourrait être considéré agressant. De même qu’un ton de voix. Comme ç’a dû être le cas en l’«affaire Prud’homme» (laquelle, intéressament, est advenue à quelques jours de distance seulement de cette affaire-ci [les astres étaient alignés?…]). Même chose eu égard à toutes sortes d’autres comportements non verbaux. Telle, par exemple, cette propension, lorsqu’on est homme, à enlacer la taille d’une collègue politique lors de prise de photo pour la presse; «manoeuvre» pouvant être considérée déplacée si non désirée. Et ce sans compter qu’«au départ», voire avant même ‘départ’, suffit-il de prendre en compte ne serait-ce que le gabarit et l’âge du député en cause ici, pour se représenter qu’en vis-à-vis une éventuelle toute petite et jeune femme peut ne pas «faire le poids» pour ainsi dire, côté (aspect) impressionner vs être impressionnée ou intimidée par la prestance de l'autre personne. On s’comprend? Bref, peut-on espérer qu’un moment donné fera-t-on «l’ménage» en l’approche du phénomène « agressions sexuelles », afin de ne pas ’traîner’ interminablement durant d’autres siècles, encore et encore, ce qu’on appelle le « fardeau de la preuve » d’une part, confronté à l’éternelle « présomption d’innocence » d’autre part. Peut-on espérer qu’on se lassera de n’en avoir jamais fini de ressasser toujours de mêmes indéfinis, et daignera-t-on en conséquence, enfin, oser discriminer, clairement, la blague anodine du propos désobligeant, la flatterie maladroite/mal ‘formulée’ de l’injure ou de l’insulte grossières-grivoises, le compliment-galanterie, quoi, d'un mépris condescendant ou — (de tentative) — d’emprise sexistes, sexuelles ou sexuées, ou d’agression toute crue ou de harcèlement véritables non équivoques. À défaut de ce faire, la vie relationnelle, inter-sexes particulièrement, risque de ne pas être des plus agréables ou conviviales ces prochaines décennies; si on ne convient de rien communément, comme code ou normes compréhensibles par et pour tou.te.s.

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