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10 février 2021

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Amputés de guerre : une jeune rimouskoise a une vie active avec sa prothèse

UNE ADOLESCENCE COMME LES AUTRES

Samyra Duchesne a été amputée de la jambe gauche à l’âge de sept ans. Depuis, elle a une vie active avec sa prothèse.

©Photo Gracieuseté

Samyra Duchesne a été amputée de la jambe gauche à l’âge de sept ans. Depuis, elle a une vie active avec sa prothèse.

Samyra Duchesne, une Rimouskoise de 14 ans, est amputée de la jambe gauche. Grâce aux Amputés de guerre, elle peut avoir une vie active avec sa prothèse.

Samyra Duchesne est née en Haïti. Sa mère, Monic Duchesne, l’a adoptée alors qu’elle avait six mois. Comme la petite avait une malformation congénitale, madame Duchesne voulait l’aider.

« Une de mes amies en Haïti m’avait montré une photo de ce bébé avec une jambe plus courte. En Haïti, les enfants avec une malformation n’ont aucune chance, ils ne les gardent pas. J’ai décidé que je la voulais. Elle est devenue ma fille même si je savais que ça allait me demander beaucoup. Ça ne me dérangeait pas », exprime la mère qui a sept autres enfants.

Samyra a eu sa première prothèse à l’âge de deux ans et s’est fait amputer la jambe lorsqu’elle avait sept ans. « Elle n’avait pas de fémur, de hanche, ni de tête fémorale. Elle avait un genou, un tibia et un pied. Ils ont amputé la jambe et l’ont retournée pour que le talon soit à la place du genou », explique la mère de l’adolescente.

Depuis son opération, Samyra a une vie active. Sa prothèse ne l’empêche pas de faire les activités qu’elle aime.

« Elle me permet de marcher et de faire les activités normales du quotidien. Je peux faire de la bicyclette, de l’éducation physique et patiner. Les Amputés de guerre nous donnent l’occasion d’avoir des prothèses adaptées à nos intérêts pour nous permettre d’avoir une vie sensiblement normale », dit-elle.

Comme elle est en pleine croissance, l’adolescente change de prothèse presque tous les ans. Elle est appuyée par l’Association des Amputés de guerre. Elle et sa mère sont très reconnaissantes du soutien financier, mais aussi moral que l’organisme apporte.

« Ce que j’aime, c’est qu’ils apprennent aux jeunes à vivre avec un handicap et à ne pas se cacher avec leur prothèse. Je trouve ça extraordinaire. Oui, ils ont un membre artificiel, mais ils ne sont pas différents des autres enfants. Les Amputés de guerre nous apportent beaucoup », affirme Monic Duchesne.

« Les différents congrès nous permettent d’échanger sur les problèmes que nous pouvons vivre. Ils nous renseignent sur des programmes auxquels nous avons droit, par exemple pour nos études et notre permis de conduire. Ça nous permet aussi de voir que nous ne sommes pas les seuls à vivre avec des handicaps », ajoute Samyra.

Une 75e campagne

La 75e collecte de fonds annuelle de l’Association des Amputés de guerre bat son plein. Les citoyens du Bas-Saint-Laurent doivent recevoir leur plaque porte-clés par la poste cette semaine. Samyra et Monic Duchesne encouragent la population à donner pour la cause.

« Ça reste au Canada. Il y a beaucoup plus de gens qu’on pense qui ont un handicap physique et qui ont un membre artificiel. Nous ne les voyons pas tous, mais il y en a plusieurs. Si ma fille n’avait pas son membre artificiel, elle ne marcherait pas », indique la mère.

« Ça permet aux Québécois ayant un ou des membres en moins d’avoir une prothèse. Ces prothèses sont normalement très chères. L’argent amassé sert spécifiquement à nous aider », conclut Samyra.

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