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16 mars 2021

Communiqué L'Avantage - redactionrimouski@lexismedia.ca

Manifestation contre la brutalité policière à Rimouski

La 25e Journée internationale contre la brutalité policière a été soulignée, hier, à Rimouski.

©Photo Gracieuseté

Une installation rappelant un cimetière a été mise en place devant les bureaux de la Sûreté du Québec pour souligner sa « responsabilité institutionnelle quant à ces violences étatiques ».

La 25e Journée internationale contre la brutalité policière a été soulignée, hier, à Rimouski.

Une vingtaine de personnes - selon les organisateurs - se sont réunies pour commémorer le décès de 38 personnes tuées par un corps policier canadien en 2020, peut-on lire dans un communiqué de presse. Une installation rappelant un cimetière a été mise en place devant les bureaux de la Sûreté du Québec pour souligner sa « responsabilité institutionnelle quant à ces violences étatiques ».

« Les cas de blessures et de décès pendant les interventions policières ne sont pas des cas isolés, mais bien des symptômes d'une institution violente qui utilise la répression plutôt que l'empathie pour régler des situations conflictuelles », affirme l'un des initiateurs de la commémoration, Martin Parent.

« Quand on regarde aussi l'origine des personnes qui ont reçu des coups de feu des policiers en 2020, on se rend compte que près de la moitié étaient membres des Premières Nations », ajoute M. Parent

Plus tard cette semaine, de petites affiches expliquant les circonstances des décès liés à des interventions policières seront présentées dans l'espace public. « Nous voulons attirer l'attention sur le fait que dans presque tous les cas, la victime était en crise. Il est dangereux que des policiers soient appelés à intervenir auprès de personnes en détresse alors qu'ils n'ont pas une formation appropriée et que leurs interventions mènent souvent à une confrontation plutôt qu'à une désescalade », estime Martin Parent.

Une autre initiatrice de l'événement, Andrée Gagnon, déplore que la crise sanitaire actuelle ait mis la santé mentale sur toutes les lèvres, mais pas dans les budgets. Elle soutient que dans les derniers mois, alors que les forces de l'ordre ont reçu un appui financier pour augmenter leur présence dans la communauté, les ressources communautaires en santé mentale, elles, n'ont presque rien reçu.

Une enquête de CBC révélait, en 2018, que 70 % des personnes tuées par les forces policières au Canada depuis 2000 souffraient de problèmes de santé mentale ou présentaient des symptômes de toxicomanie.

« Investir dans les programmes d'interventions non armées, sans recours à la force, mais également plus largement dans notre filet social apparaît comme une bien meilleure solution. On le sait que de diminuer la pauvreté a un impact positif sur les enjeux en santé mentale, alors pourquoi ne pas axer les actions gouvernementales en ce sens? », questionne M. Parent.

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Commentaires

16 mars 2021

Rocky Balboa

C'est vraiment n'importe quoi et devinez par qui cette manifestation de 19 personnes étaient protégé? Exactement par ceux qu'ils dénonçaient. Les gens aujourd'hui font n'importe quoi sans réfléchir vraiment aux messages qu'ils envoient.. c'étais contre productif

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