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19 mars 2021

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Un nouveau mode de rémunération attire les travailleurs forestiers

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Xavier Bolduc fait partie du projet pilote sur le mode de rémunération des travailleurs forestiers depuis un an.

©Photo Gracieuseté

Xavier Bolduc fait partie du projet pilote sur le mode de rémunération des travailleurs forestiers depuis un an.

Un projet pilote dans le domaine forestier est un succès au Bas-Saint-Laurent. Un nouveau mode de rémunération permet d’attirer des travailleurs sylvicoles et de répondre à une pénurie de main-d’œuvre dans le domaine.

Xavier Bolduc a quitté le secteur des télécommunications pour se diriger vers la foresterie, en mai dernier. « J’ai pris un risque et finalement j’aime ça. J’ai toujours été un gars qui fait beaucoup de plein air. Je me suis dit que je pouvais joindre l’utile à l’agréable en faisant un métier dans la nature. J’adore le côté physique. Je trouve que c’est important de bouger », dit-il.

Le jeune homme de 29 ans fait partie du projet d’expérimentation sur le mode de rémunération des ouvriers forestiers coordonné par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent. Les participants sont payés selon un taux horaire plutôt qu’au forfait.

« Ça a été un gros plus. De commencer sans savoir le salaire que tu vas faire, c’est difficile. Tu peux être en dessous du salaire minimum si tu ne performes pas assez au début. Le programme nous permet aussi d’avoir plusieurs formations », explique le travailleur forestier.

La Table sectorielle de concertation en aménagement forestier du Bas-Saint-Laurent dresse un bilan positif de la première année de la mise en place du projet. Environ 80 travailleurs sont engagés au Québec, dont 11 jeunes. « Nous sommes formés sur le terrain avec le projet. C’est bien et ça aide beaucoup. Il y a plusieurs choses à apprendre au début. Dans le débroussaillage, il faut connaitre les choix de tiges et les espèces d’arbres », souligne Xavier Bolduc.

Un emploi saisonnier 

Bien que son travail soit très physique, le Rimouskois apprécie le fait qu’il soit saisonnier. Il est sur le terrain du mois de mai jusqu’à l’automne lorsque la neige est trop présente. « C’est demandant pendant la saison. Nous travaillons fort l’été, mais nous sommes au chômage l’hiver et nous pouvons nous reposer. C’est possible de se trouver un autre petit emploi l’hiver », mentionne-t-il.

Le travailleur forestier préfère le reboisement au débroussaillage. Les deux aspects font partie de son travail. « Les insectes et la chaleur peuvent être pénibles parfois, mais j’aime entendre les bruits de la nature, il n’y a pas de stress. C’est gratifiant. Ce sont des arbres qui vont être coupés un jour parce que c’est pour l’industrie du bois, mais pendant qu’ils sont là ils font de l’air pur. J’aime ce côté-là de mon travail », conclut-il.

Le projet d’expérimentation sur le mode de rémunération est en cours jusqu’à la fin de l’année 2022.

Commentaires

22 mars 2021

Louis-Paul St-Pierre

J'ai travaillé à forfait toute ma vie , les entreprises et les travailleurs les plus performants étaient contre la rémunération horaire. J'ai finalement compris que c'est en travaillant sur ses propres terrains qu'un travailleur est le plus heureux et fais le plus d'argent. Les terres publiques sont un frein au développement de vos régions car c'est un cadeau centenaire aux industriels qui coupent et partent. Il existe 2 poids et 2 mesures de gestion en forêt , (selon qu'elle soit publique ou privée) mais ce sont les mêmes arbres ! On est encore à l"époque féodale ici ( exploitation forestière) ....et aucun gov. au Québec ne parle de vendre une partie de ses terres qui lui rapporteraient beaucoup plus en privé (taxes municipales surtout ) pourquoi ?

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