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14 juin 2021

La parole aux jeunes!

UN ARTISTE HORS DU COMMUN

Les œuvres de Samuel Gagnon peuvent être visualisés sur sa page Facebook « Le Vent dans les Toiles ».

©Photo Gracieuseté

Les œuvres de Samuel Gagnon peuvent être visualisés sur sa page Facebook « Le Vent dans les Toiles ».

PAR LAURENT LAVALLÉE - J’ai toujours été intrigué par la conquête du bonheur. J’aime voir comment chaque personne se l’interprète à travers ses passions, son travail, sa vie. Dans ce témoignage réalisé avec quelqu’un me fascinant, je vous invite à découvrir la vie d’un jeune peintre doué natif de Rimouski, Samuel Gagnon, lui-même étant à la recherche du bonheur.

« J’ai commencé la peinture à 11 ans. J’ai toujours apprécié les arts pendant ma jeunesse, même qu’à l’école je faisais souvent des concours de dessin avec mes amis. Dans ma famille, j’étais le seul à aimer et à pratiquer ce genre d’activité. Pour moi, ce n’était qu’une passion plus qu’une réelle possibilité de métier. J’avais des cours avec le peintre Denis Cloutier, à Rimouski. J’utilisais de la peinture à l’huile. Peu après, j’ai changé pour de l’acrylique qui était plus simple d’usage et qui séchait rapidement. J’ai continué à m’en servir durant six ans.

Grandissant, je suis allé à l’université afin de suivre quelques programmes me permettant d’en apprendre plus sur les types de peinture et de perfectionner mes techniques. Le problème, c’est que je n’aimais pas tellement cela, sauf que les études étaient selon moi le seul moyen qui m’aiderait à réussir dans la vie. Je préférais nettement mieux peindre pour le plaisir, ce n’était encore qu’un loisir et je n’envisageais pas d’en faire un métier.

Cela faisait déjà un bout que je vendais mes toiles, mais uniquement quand j’avais le temps, alors que dans la dernière année, j’y en ai consacré beaucoup plus. J’ai réalisé que, contrairement à ce que j’aurais pu penser, je pouvais véritablement en faire mon travail. C’est à ce moment que j’ai lâché quelques affaires que j’avais entreprises pour directement me concentrer sur ma passion.

J’ai eu la chance d’avoir été invité dans une résidence pour artistes se situant à Banff, au Canada. Là-bas, l’hébergement m’était fourni ainsi qu’un chevalet. La seule chose que j’ai eu à payer était la location de ma voiture. Ensuite, je pouvais carrément peindre sur place, entouré des plus beaux paysages de l’endroit. J’avais un public intéressé à ce que je faisais et avec lequel je discutais. J’ai réussi à vendre toutes mes toiles pendant ce voyage.

Je me suis demandé s’il y avait une possibilité que je puisse faire le même genre de chose par ma propre initiative. Sauf que, se promener partout en déboursant chaque fois l’hébergement, ça aurait coûté une ‘‘ beurrée ’’. Surtout les billets d’avion. J’y suis donc allé très simplement : j’ai acheté une petite fourgonnette que j’ai modifiée afin de pouvoir dormir à l’intérieur et stocker mes différentes toiles.

J’ai commencé par faire le tour de la Gaspésie, testant ma voiture. Rien n’était planifié. Je peignais n'importe où et je ne me stressais pas à savoir quand je devais partir pour un autre endroit. Si j’avais envie de rester quatre jours en Haute-Gaspésie parce que c’est ma place favorite, par exemple, personne ne pouvait m’en empêcher.

Durant ce tour, je me tenais toujours près de mon auto pour avoir aisément accès à tout mon matériel, mais de plus en plus je m’équipe pour être capable de m’installer sans soucis partout où je vais. D’ailleurs, dans un futur proche, j’aimerais bien essayer des choses plus extrêmes comme peindre en kayak ou peindre dans des milieux peu propices à mon activité.

J’ai tout le temps cherché à posséder un emploi stable qui allait me rapporter beaucoup d’argent. C’est en réalisant ces différentes aventures que j’ai vite compris que ce n’était pas fait pour moi. J’adore la peinture et, même si ce n’est pas facile de vivre dans de telles circonstances, je vais faire en sorte que cela fonctionne. Je vis des expériences extraordinaires et surtout, le plus important, c’est que je suis heureux. »

Laurent Lavallée
Élève de 5e secondaire du Paul-Hubert

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