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07 octobre 2021

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

Place aux jeunes dévoile les résultats d’une étude sur l’attractivité en emploi au Bas-Saint-Laurent

Place aux jeunes dévoile les résultats d’une étude intitulée « Facteurs d’attraction de la main-d’œuvre des étudiants universitaires de Montréal et de Québec envers le Bas-Saint-Laurent ».

©Photo Facebook

Place aux jeunes dévoile les résultats d’une étude intitulée « Facteurs d’attraction de la main-d’œuvre des étudiants universitaires de Montréal et de Québec envers le Bas-Saint-Laurent ».

Place aux jeunes Bas-Saint-Laurent vient de dévoiler une étude exclusive sur les facteurs d’attraction de la main-d’œuvre des étudiants universitaires de Montréal et de Québec envers le Bas-Saint-Laurent. L’organisme jeunesse désirait découvrir des pistes de solutions pour attirer de jeunes diplômés de 18 à 35 ans dans la région.

Pour se faire, Place aux jeunes a fait appel aux chercheurs Frédéric Laurin et Marco Alberio, professeur au département sociétés, territoires et développement de l’Université du Québec à Rimouski. Une enquête en ligne a été réalisée du 16 juin 2020 au 11 mars 2021 auprès de 774 répondants. L’enquête porte à la fois sur les facteurs organisationnels (attraction des entreprises et des organisations), les facteurs régionaux (attraction des territoires) et la perception des répondants de l’attractivité du Bas-Saint-Laurent.

Les résultats présentés devant plus de 170 acteurs du milieu bas-laurentien, mercredi, mettent en lumière ce que les jeunes recherchent en entreprise ainsi qu’en région et amènent de nouvelles pistes de sensibilisation et de solution afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et de la nécessité de faire du Bas-Saint-Laurent une région toujours plus attractive.

On apprend dans le rapport publié que les éléments d’attraction organisationnelle exercent une influence prioritaire sur les choix de localisation des étudiants une fois obtenu leur diplôme. Ils se déplaceront en région tout d’abord s’ils peuvent bénéficier d’emplois intéressants et motivants; d’un environnement de travail agréable et stimulant; d’un emploi dans lequel ils pourront s’épanouir, réaliser des défis professionnels, obtenir un avancement professionnel ou encore trouver un sens à leur emploi; et d’une organisation offrant des pratiques de ressources humaines telles que la flexibilité d’horaire de travail ou des mesures de conciliation travail-famille/vie personnelle.

Selon cette enquête, les conditions salariales sont certes importantes, mais pas nécessairement déterminantes dans ce processus. Ainsi, les entreprises et organisations ont tout intérêt à mettre en place des stratégies de gestion des ressources humaines innovantes répondant aux besoins et aux aspirations de cette future main-d’œuvre.

La deuxième partie de l’étude porte sur les facteurs d’attraction régionale qui, de façon générale, influenceraient le choix des répondants à travailler dans une région en dehors des agglomérations métropolitaines de Québec et de Montréal, peu importe la région. Relativement aux facteurs organisationnels, les facteurs régionaux arrivent en second plan en ce qui concerne l’attractivité des jeunes en région, bien qu’ils demeurent importants.

Parmi les principaux enjeux, on retrouve l’environnement, l’attrait pour la nature arrive en haut de la liste (beauté des paysages, environnement sain, bord de mer, montagnes, accès rapide à la nature, etc.); l’immobilier et le coût de la vie (coût des maisons et des logements plus bas, facilité à se loger); la vie culturelle et sportive (accès aux attraits culturels tels : spectacles, musées, etc.); les structures sportives et de plein air (piscine, patinoire, etc.); et l’économie en croissance (dynamisme régional).

Les chercheurs notent aussi quelques facteurs susceptibles d’empêcher ces étudiants à vouloir s’établir en région notamment celui de l’éloignement géographique du cercle social (famille et amis). En second plan, nous retrouvons la situation du conjoint et son opportunité d’emploi ainsi que la peur d’être déraciné et isolé socialement. Il y a aussi chez plusieurs répondants une préférence pour un mode de vie urbain (diversité des commerces et restaurants, agenda culturel riche, transport en commun, etc.).

En connaissant ces barrières, les auteurs de l’enquête invitent Place aux jeunes à mettre en place plusieurs initiatives en collaboration avec les partenaires du milieu afin de contrer cet isolement social et aider à l’intégration. Ils invitent également l’organisme à mettre en œuvre un plan d’action d’attractivité et de rétention contenant un remaniement de la gestion des ressources humaines et du marketing territorial.

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