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29 avril 2022

Communiqué L'Avantage - redactionrimouski@lexismedia.ca

Décès du propriétaire de l’ancienne Tabagie hôtel de ville à Rimouski

COMMERÇANT QUI A LAISSÉ SA MARQUE

Décès de Jean-Claude Paradis, autrefois propriétaire de la Tabagie hôtel de ville à Rimouski

©Photo : gracieuseté

Décès de Jean-Claude Paradis, autrefois propriétaire de la Tabagie hôtel de ville à Rimouski

Quand une personne meurt, elle emporte avec elle une part d’humanité. Restent les souvenirs, pour ceux et celles qui l’ont connue. Des moments précieux, mais aussi des zones inconnues, ou si peu, qui finiront bien par disparaître elles aussi, un jour. Qui sait ce qui se cache sous le couvert d’une vie ?

Avant que tout s’efface justement, je veux vous parler de mon beau-frère, Jean-Claude Paradis. Il est parti sans grand dérangement tout doucement au bout d’une maladie qui l’aura plongé dans l’ombre très longtemps. Mais c’est de sa lumière dont il faut se rappeler maintenant. Une simple lumière pas plus forte que les autres, mais aussi tenace et souhaitons-le aussi heureuse que les nôtres. Jean Claude Paradis a laissé sa marque à Rimouski en tant que commerçant. Pendant de nombreuses années, de 1980 à 1988, il fut le propriétaire de la Tabagie hôtel de ville. Situé au cœur de notre communauté sur la rue de la Cathédrale, ce commerce, grâce à son accueil chaleureux et la fidélité de sa clientèle qui appréciait ses attentions, a fait le bonheur de Jean-Claude.

La vie nous façonne avec ses bons et ses moins bons côtés. Jean Claude ne fait pas exception à cette règle. Il s’est bâti sur le tas comme on dit avec toujours le désir d’améliorer sa condition. Issu d’une famille nombreuse il a su se débrouiller en misant sur sa volonté de réussir. Il devient grutier et participe à sa façon aux projets qui ont marqué notre histoire. Le petit gars de St Damasse a travaillé sur des chantiers importants, dont celui de la construction du Stade olympique et du pont de Trois-Rivières.

Sa vie durant, il aura montré son attachement à une activité qui le faisait vibrer au sens propre autant que figuré du terme soit : la musique. Peu de gens savent que Jean Claude vouait une véritable passion pour l’accordéon, un instrument dont il maîtrisait les sonorités aussi bien que les mystères de sa fabrication. Il en a toujours joué, mais c’est plus tard dans sa vie qu’il aura commencé à en fabriquer. Sa réputation s’est étendue jusqu’à devenir l’un des meilleurs artisans.

Il a aura fabriqué plus de 140 accordéons dans son atelier situé au sous-sol de sa demeure dans le quartier Sacré-Cœur à Rimouski.

Des objets convoités par les virtuoses du pays, dont le franco-ontarien Jean Marc Lafontaine, considéré comme le meilleur accordéoniste francophone au Canada.

Celui-ci joue principalement sur un accordéon diatonique. Une confection sur mesure fabriquée par Jean Claude.

Jean Claude ne manquait pas de participer au Carrefour Mondial de l’Accordéon qui se déroule chaque année à Montmagny. Sa disparition laissera un vide au sein de ses amis accordéonistes ainsi qu’auprès de ceux et celles qui appréciaient son jeu.

Ses dernières années seront marquées par la maladie. L’Alzheimer lui aura enlevé la maîtrise de ses choix et de ses souvenirs qui devaient s’effacer jour après jour de sa mémoire.

IL faut également se souvenir de l’homme curieux. Celui qui n’avait pas la langue dans sa poche, qui lisait tout ce qui lui tombait sous les yeux, qui avait une opinion sur tout.

C’était un homme simple rempli de vie.

Un être humain dont l’écho s’éteint tout doucement comme les dernières notes d’un air de musique qui nous aura fait du bien.

Gisèle Bélanger, Rimouski.

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