Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

27 juin 2022

Mireille Lévesque - mlevesque@lexismedia.ca

Vague d’animaux abandonnés en vue

RIMOUSKI LE 1er JUILLET

Animaux abandonnés.

©Photo : gracieuseté Unsplash.com

Le CSAR s’attend au pire lors du 1er juillet en raison des statistiques d’abandon d’animaux en 2021 à pareille date, de la pénurie de logements et du grand nombre d’adoptions irréfléchies en période de confinement.

L’an passé, deux fois plus d’animaux qu’à l’habitude étaient cédés au Centre de services animaliers de Rimouski (CSAR) le 1er juillet, selon les statistiques colligées par l’organisme, révèle Jeanne Mercier, directrice générale.

La gestionnaire du CSAR, ayant entre autres pour mission d’héberger temporairement des animaux abandonnés afin de leur trouver une famille, commente : « Cette année, nous craignons encore davantage la période des déménagements considérant la situation de pénurie de logements au Québec, amplifiée par l’effet post-COVID, où plusieurs propriétaires ayant fait l’adoption d’animaux pendant la pandémie s’en départissent avec la reprise de la vie normale. »

Elle précise que, dans les derniers mois, ses employés et elle ont observé plusieurs situations où des citoyens, après plusieurs mois de recherche pour trouver un logement qui accepte les animaux, se sont vus forcés d’abandonner leur bête. Ce qui leur fait craindre le pire en ce qui a trait au nombre d’animaux qui seront abandonnés lors des déménagements. « Bien que nous ayons eu quelques chiens en 2021, il s’agit principalement de chats, lapins et autres petits rongeurs qui subissent les contrecoups du grand mouvement qui s’opère le 1er juillet et de toutes les contraintes qui y sont reliées », annonce-t-elle.

Alicia Gagnon-Brillant, fondatrice de l’entreprise De Pas à Pattes, instaurée récemment à Rimouski et vouée entre autres à l’éducation canine et à la zoothérapie, spécifie que le nombre de chiens abandonnés pourrait être plus important cette année, car plusieurs individus se sont improvisés éleveurs durant la pandémie, voyant une opportunité face à la solitude des gens isolés de produire en quantité élevée des chiots pas assez socialisés et en bonne santé à mettre en vente rapidement, alors que les éleveurs de métier consciencieux imposent parfois des délais de 2 ans aux acheteurs pour bien faire leur travail.

Elle relate : « Les chiens demandent beaucoup de soins, donc il importe de bien réfléchir et de se préparer avant de s’engager à les adopter, ce qui évitera des abandons inutiles, c’est ce que j’enseigne dans mes cours. Même si le fait de désirer un animal est émotif, une foule de choses rationnelles doivent être prises en compte avant : les coûts (nourriture, vétérinaire, toilettage, etc.), le bon match avec la race et le format de chien qui correspond à notre profil, indépendamment du look (rythme de vie, espace dont on dispose, personne seule ou famille avec enfants, etc.). Il faut également être conscient du temps à investir dans l’éducation d’un chiot, surtout lors des premiers mois, pour le mettre propre et le dresser, et tout au long de sa vie pour lui faire faire de l’exercice et s’occuper des autres aspects de son hygiène et de sa santé. »

En milieu de refuge, souligne madame Mercier, on tente toujours de cerner des alternatives avec les propriétaires pour qu’ils évitent d’abandonner leur animal lors des déménagements. « Nous les aidons à trouver des ressources spécialisées dans le cas de problèmes de comportements canin ou félin, problèmes de cohabitation avec d’autres animaux. En ce qui concerne la crise du logement, les solutions sont beaucoup plus difficiles à identifier, et les animaux de compagnie en sont malheureusement victimes. En dernier recours uniquement, nous recommandons l’abandon en refuge plutôt qu’aux plateformes de revente (Facebook Marketplace, Kijiji). Au moins, en milieu de refuge, des techniciens en santé animale et des vétérinaires sont en mesure d’examiner, vacciner, vermifuger et stériliser les animaux et leur trouver des familles dont le profil correspond à leurs besoins. »

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média