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19 août 2022

Mireille Lévesque - mlevesque@lexismedia.ca

Des avancées dans le dossier de l’avortement

PILULE ABORTIVE

Suite aux manifestations du 26 juin, le Collège des médecins du Québec facilite l’accès à la pilule abortive.

©Photo : gracieuseté

Suite aux manifestations du 26 juin, le Collège des médecins du Québec facilite l’accès à la pilule abortive.

Le 26 juin dernier, plusieurs personnes manifestaient à Rimouski, comme un peu partout au Québec, en réaction à la décision historique de la Cour suprême des États-Unis d’invalider l’arrêt Roe c. Wade qui y protégeait le droit à l’avortement. 

Lors d’une entrevue au journal L’Avantage quelques jours après les événements, Mélina Castonguay, sage-femme et cofondatrice de l’organisme Les Passeuses, à l’origine de la manifestation locale, expliquait que notre province avait également ses barrières en ce qui a trait au droit à l’avortement. Elle relatait : « Le Collège des médecins du Québec conserve des règles qui bloquent l’accès à l’avortement par médicaments, une méthode pourtant autorisée par Santé Canada depuis 2015 et distribuée ailleurs au pays depuis 2017. » 

Toutefois, celle-ci nous apprenait récemment que toute l’attention mise sur ce dossier via les différents rassemblements pro-choix et le battage médiatique qui en a découlé a eu un effet boule de neige. Elle explique : « Tout cela a mis en lumière nos revendications par rapport à l’accès à la pilule abortive et a exercé une pression sur le Collège des médecins. Je crois que l’organisation a craint de se retrouver dans l’eau chaude, car elle a bougé extrêmement rapidement. Les diverses manifestations avaient lieu le 24 juin et, le 14 juillet, nous avions gain de cause. » 

Globalement, le Collège des médecins du Québec a statué sur le fait que l’échographie ne serait plus obligatoire pour avoir un avortement et que les médecins de famille n’auraient plus l’obligation d’être formés en personne pour prescrire l’avortement par le biais de la pilule abortive. La formation en ligne et la prescription sans rencontre en personne ouvrent ainsi la porte à la voie rapide de la télémédecine selon la co-fondatrice des Passeuses. 

Elle conclut : « C’est très satisfaisant, car l’enjeu de temps était le principal problème. Normalement, les tests détectent la grossesse environ quatre ou cinq semaines après les dernières menstruations. Si on rajoute à cela un délai de parfois trois semaines pour avoir un premier rendez-vous en vue de l’avortement, il est souvent déjà trop tard. En effet, la première pilule abortive qui arrêtera la grossesse et les autres comprimés qui expulseront l’embryon doivent être ingérés à l’intérieur des neuf premières semaines de grossesse. La prochaine étape selon moi serait l’ouverture d’une clinique provinciale d’avortement par télémédecine qui permettrait la prescription de la pilule abortive grâce à un entretien téléphonique. » 

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