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20 septembre 2022

Mireille Lévesque - mlevesque@lexismedia.ca

L’impact humain de la pénurie de logements

DANS RIMOUSKI-NEIGETTE

L’impact humain de la pénurie de logements

©Photo : archive L'Avantage

« Jusqu’en 2018, Rimouski était l’une des villes où c’était le plus facile de trouver du logement, mais en 3 ans elle est passée de ça à 4e ville avec le plus bas taux d’inoccupation. » – Alexandre Cadieux, coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent.

Alexandre Cadieux  – coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent  – et Marie Nicolas – coordonnatrice au sociopolitique à La Débrouille – font le point sur l’impact de la crise actuelle du logement chez leur clientèle.

Alexandre Cadieux explique : « Le taux d’inoccupation des logements n’a pas changé à Rimouski, il est toujours à 0,2 % selon les plus récentes statistiques. Malheureusement, même si l’accès au logement est un enjeu auquel souhaitent s’attaquer plusieurs partis durant la campagne actuelle, plusieurs offrent des solutions qui n’aident pas notre clientèle en proposant de donner des fonds publics destinés à la construction de coopératives d’habitation à des promoteurs privés. Pour assumer les coûts dispendieux des matériaux et des terrains et se dégager une marge de manœuvre leur permettant de faire des profits, ils offriront donc des logements au prix du marché, qui est incroyablement élevé pour notre clientèle quand on pense que l’aide de dernier recours se situe autour de 750 $ par mois. »

« Comment fait-on quand on est devant une absence de choix pour changer sa situation et qu’on ne voit pas d’après ? » souligne Marie Nicolas, qui avoue ressentir de l’impuissance et un énorme sentiment d’injustice lorsqu’elle tente de sortir les femmes victimes de violence conjugale de leur milieu. Elle renchérit : « Les victimes sont celles qui ont généralement le poids de se relocaliser, reloger, de tout racheter de A à Z quand elles quittent rapidement leur foyer et de tout assumer pour leurs enfants avec peu de moyens. Notre enjeu est de porter un message aux gouvernements sur le fait que nous sommes sur une pente glissante en matière de logement et à la fois de rappeler aux victimes de fuir la violence. »

La coordonnatrice tient tout de même à porter un message d’espoir : « C’est toujours possible de fuir la violence malgré tout, quoi qu’il arrive on trouvera des solutions, on ouvrira des canapés au besoin si on manque de place, on référera des gens à d’autres organismes à Matane et Cabano, on ouvrira des réseaux pour trouver un endroit dans l’environnement de chaque femme où elle peut être en sécurité physiquement et psychiquement. Nous avons vu des cas où des femmes se sont rencontrées chez nous et ont décidé d’être colocs, certaines ont pu aller à l’hôtel temporairement; il y a toujours moyen de sortir de son milieu, de venir parler avec une intervenante et de trouver une alternative. »

Le coordonnateur du Comité logement Bas-Saint-Laurent spécifie que, même si cela couvre seulement 10 % de la liste d’attente de l’Office d’habitation Rimouski-Neigette, le projet immobilier de la maison mère des Sœurs du Saint-Rosaire, qui a eu le feu vert, offrira 40 appartements à sa clientèle. Il rappelle aussi que la Ville a mis sur pied depuis quelques années le Service d’aide à la recherche de logement pour venir en aide aux citoyens qui n’ont rien trouvé. « Selon le classement annuel du 31 août 2022, entre 350 et 400 dossiers avaient été ainsi traités au cours de l’année; nous allons aussi continuer de penser à des solutions pour les gens les plus durement touchés par la crise actuelle pour les mettre à l’abri et leur permettre de garder leur habitation à un prix raisonnable à long terme. »

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