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21 septembre 2022

Mireille Lévesque - mlevesque@lexismedia.ca

Greffe de rein : un modèle inspirant

PORTRAIT DE MURIELLE CHEVARIE

Portrait de Murielle Chevarie, une greffée du rein, dans le cadre de la marche-bénéfice de la Fondation du rein ce 2 octobre au parc Beauséjour (inscription à 9 h et départ à 10 h).

©Photo : gracieuseté de Murielle Chevarie

Portrait de Murielle Chevarie, une greffée du rein, dans le cadre de la marche-bénéfice de la Fondation du rein ce 2 octobre au parc Beauséjour (inscription à 9 h et départ à 10 h).

Le 2 octobre prochain aura lieu une marche-bénéfice de 5 km au profit de la Fondation du rein, qui partira du parc Beauséjour à 10 h. L’objectif financier est de 5 000 $ et l’événement se déroulera dans une ambiance familiale avec mascottes et animation. 

Comme plusieurs participants des diverses marches organisées par la Fondation aux quatre coins du Québec durant les mois de septembre et d’octobre, Murielle Chevarie amasse des fonds au kidney.akaraisin.com/ui/qcmarche2022. La femme, aujourd’hui âgée de 40 ans, a eu un diagnostic d’insuffisance rénale par hasard à 25 ans. « Je suis allée à l’hôpital pour complètement autre chose, confiait-elle, et l’urgentologue m’a fait passer une batterie de tests parce que ma créatinine était anormale; après une biopsie rénale, il a vu que ma fonction rénale était à 40 %, alors qu’elle aurait dû être à 100 %, mais je n’avais aucun symptôme. » 

La jeune femme savait alors que sa condition ne pouvait que se dégrader, mais devait vivre avec cette information sans pouvoir mettre de moyens en place. En effet, tant que sa fonction rénale n’atteindrait pas la barre des 10 % et moins, elle ne serait pas éligible à une greffe. Lorsque sa santé s’est suffisamment détériorée pour entreprendre des démarches en vue de trouver un donneur de rein, Murielle a commencé la dialyse. Elle a suivi une formation d’une semaine à L’Hôtel-Dieu dans le but d’être autonome pour se brancher elle-même à une machine à ces fins toutes les nuits durant huit heures. 

Après trois ans de dialyse à la maison, de suivis médicaux serrés à Québec et d’attente près du téléphone pour un don d’organe anonyme, elle a finalement reçu une greffe de rein vivant, celui de sa grande sœur. Elle commente : « ma mère m’a donné naissance et ma sœur m’a redonné une deuxième vie le 10 février 2014. C’est ma deuxième date de naissance. » Madame Chevarie avait alors 31 ans. Même si elle a frôlé le rejet de son greffon l’an passé après sept ans et demi, son état demeure stable et elle reste positive. 

Elle conclut : « Je vis un peu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, car mon système risque à tout moment de se défendre contre ce rein qu’il reconnaît comme un corps étranger, même après tout ce temps. Toutefois, on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie; même lorsqu’on est en bonne santé, tout peut basculer en un instant. Ma maladie ne me définit pas, elle fait partie de mon vécu et aussi de ma force. J’essaie de rester forte, une bonne personne, souriante et de redonner ce que j’ai reçu en m’impliquant pour la Fondation du rein. »

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