Sections

Bruno Jean acquitté des chefs d’agressions sexuelles, mais coupable d’attouchements


Publié le 15 mai 2018

La juge Andrée St-Pierre a tranché.

©Photo gracieuseté - Alexey Klementiev

Bruno Jean, 51 ans, de Saint-Pierre-de-Lamy, est acquitté des chefs d’agressions sexuelles concernant l’une de ses trois victimes présumées, mais reconnu coupable des accusations de voies de fait contre elle et d’attouchements sexuels et d’incitations à des contacts sexuels sur deux autres victimes.

La juge Andrée St-Pierre a rendu sa décision ce mardi matin au palais de justice de Rimouski. « Je dois d’abord me demander si je crois l’accusé, ensuite si la Défense soulève un doute raisonnable sur la culpabilité de l’accusé et enfin, si la Couronne a prouvé hors de tout doute raisonnable la culpabilité de l’accusé», indique-t-elle.

Les gestes reprochés à l’accusé se seraient produits entre le 1er janvier 2007 et le 30 avril 2012. « L’accusé nie catégoriquement tous les gestes qui lui sont reprochés. Il cherche à se montrer sous un bon jour. C’est évident qu’il ne dit pas la vérité. La Défense ne soulève aucun doute raisonnable», tranche la magistrate.

Cependant, la juge estime que la principale plaignante amplifie les choses et que cela sème un doute dans l’esprit du tribunal qui ne peut ainsi être convaincu hors de tout doute raisonnable. Le témoignage des deux autres victimes est considéré comme crédible et fiable.

Bruno Jean est donc acquitté des chefs d’agressions sexuelles touchant la victime principale qui parlait de nombreuses pénétrations et fellations. Il est cependant reconnu coupable de voies de fait pour un pincement à une cuisse et un coup au visage et d’attouchements sexuels en mettant la main d’une fille sur son pénis et en passant son index sur un sein, dans un cas, et d’avoir mis sa bouche sur un sein dans un autre cas.

Les représentations sur sentence auront le lieu 14 juin.

Un procès de quatre jours a pris fin le 17 novembre à Rimouski. Les témoignages des trois présumées victimes se sont faits à huis clos. Les plaignantes étaient mineures au moment des faits allégués. Une ordonnance de non-publication empêche les médias de dévoiler tout détail permettant d’identifier les victimes.