Sections

Voies de fait et agression sexuelle : Jonathan-Luc Desjardins condamné à 30 mois de prison


Publié le 11 juillet 2018

La sentence est tombée ce mercredi matin au palais de justice de Rimouski.

©Photo gracieuseté - Alexey Klementiev

Jonathan-Luc Desjardins, de Saint-Valérien, est condamné à une peine de 30 mois de détention pour des accusations de voies de fait, agression sexuelle, possession d’une arme sans permis et bris d’engagement en tentant de contacté la victime pendant sa détention.

Desjardins a plaidé coupable ce mercredi matin au palais de justice de Rimouski, avant le début de son procès qui devait durer deux jours. Une ordonnance de non-publication interdit de donner des détails permettant d’identifier la victime.

Les faits reprochés dans le dossier principal de voies de fait et d’agressions sexuelles se sont produits à plusieurs reprises entre le 1er février 2016 et le 6 novembre 2017 à Saint-Fabien et Saint-Valérien. « Les épisodes de violence ont débuté tranquillement à raison d’une fois par mois ou par deux mois, mais leur fréquence et leur gravité ont augmenté à partir de l’automne 2016 particulièrement lors de rapports sexuels non consensuels, parfois sous la contrainte alors que madame était attachée. Monsieur frappait madame à coups de poings et de pieds sur tout le corps », rapporte la procureure de la Couronne, Me Julie Gagné.

Le 29 octobre 2017, Desjardins a tenté de se suicider en utilisant une arme pour laquelle il ne détenait pas de permis. Il a été hospitalisé quelques jours ensuite madame a porté plainte et les policiers ont arrêté M. Desjardins le 16 novembre. Il a comparu dès le lendemain et il a été remis en liberté sous conditions le 8 décembre. Le 1er février 2018, il a été arrêté, car il a brisé une condition en se trouvant en présence d’un témoin alors que cela lui était interdit. En prison, il a commis d’autres bris en tentant de contacter la victime par l’entremise d’un codétenu qu’il a fini par menacer de mort en lui disant qu’il « allait le défaire en marde ».

 Une période de détention préventive de six mois et demi doit être déduite de la peine de 30 mois prononcée aujourd’hui, si bien que Desjardins passera les prochains 23 mois et demi à l’ombre. À sa libération, il devra se soumettre à une probation de trois ans où il ne pourra entrer en contact directement ou indirectement avec la victime. Il ne pourra pas se trouver dans les limites de la municipalité de Saint-Fabien sauf sur la route 132 pour traverser la municipalité.

« C’est un compromis de part et d’autre. Monsieur admet les gestes et sa responsabilité. Ce sont des infractions graves qui ont beaucoup affecté la victime qui a toujours peur et qui vit des séquelles. Monsieur était sans antécédent », indique Me Gagné, qui a présenté la suggestion commune de peine intervenue avec l’avocate de l’accusée, Me Maryse Beaulieu à la juge Célestina Almeida qui a donné suite à cette suggestion.

La peine comprend également une interdiction de posséder des armes pendant 10 ans, un prélèvement d’ADN pour la banque d’analyse génétique et une inscription au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années.