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« Ma motivation et mes repères se meurent »

Publié le 12 juillet 2018

Le bâtiment de l'Archevêché à Rimouski

©Photo - Archives

Lettre de Bertin Denis, président de la Fabrique Saint-Éloi.

« Je suis engagé intensément dans ma communauté depuis plusieurs décennies. Les valeurs qui ont nourri ma motivation et m’ont toujours animé au cours de ces années tournent autour du service aux individus dans le respect de leurs priorités et l’amélioration de l’ensemble.

Je préside l’assemblée de ma Fabrique depuis 10 ans maintenant et ces valeurs me guident toujours.

Par contre j’assiste depuis quelques mois à des gestes et des décisions de mon archevêché qui me laisse pantois. Le refus de l’économe de soulager ma Fabrique d’une obligation dont elle ne peut plus s’acquitter, l’abandon de la Cathédrale, les derniers décrets à propos de la paroisse Saint-Germain, l’abandon des responsabilités du diocèse par rapport à nos églises paroissiales et la démonisation d’un groupe d’individus qui ont à cœur la sauvegarde de notre cathédrale.

Tous ces gestes vont à l’encontre de ce que j’ai toujours compris des enseignements de cette Église dont j’étais si fier. Ma motivation à persévérer a atteint sa limite. Cette institution qui nous servait de refuge, de phare, de guide inconditionnel semble en plein dérapage.

Comment peut-on exiger des administrateurs d’une Fabrique quelque chose qu’ils n’ont plus ? Est-ce ça la charité ? Si oui je n’avais rien compris. Ça m’amène à revoir mes repères en profondeur. Monseigneur Grondin, dans votre homélie du dimanche 9 avril 2017 à Trois-Pistoles, vous disiez et je cite « La Semaine Sainte est l’occasion de dire oui ». Doit-on en comprendre qu’en dehors de la semaine sainte vous devez dire non à tout ? C’est mêlant! »

Bertin Denis

Président de la Fabrique de Saint-Éloi