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Pat Timmons a laissé sa marque dans l’histoire de sa ville d’adoption


Publié le 9 août 2017

Réginald Proulx, Claudine Côté et Pat Timmons devant une toile de Raymond-Marie Murray offerte à M. Proulx par ses résidents.

©Photo TC Media - Alexandre D'Astous

John Patrick Timmons, mieux connu sous le nom de Pat Timmons, a marqué l’histoire de Rimouski. À 85 ans, il prépare un livre, sur l’histoire d’un «peddler».

Résident depuis sept ans au Domaine de la Marguerite propriété de son bon ami, Réginald Proulx, l’octogénaire dit se plaire beaucoup à cet endroit qu’il a cependant du quitter il y a quelques semaines. Il rappelle qu’il est arrivé à Rimouski à l’âge de 21 ans en tant que vendeur pour Talon limité. « On m’avait offert de devenir gérant du nouveau magasin de Rimouski, ce que j’ai fait jusqu’à 28 ans. Ensuite, le propriétaire, Sidney Lazarovictch, un avocat de Québec, m’a convoqué m’a offert de devenir propriétaire du magasin de Rimouski. Étant jeune et sans argent, il m’avait demandé de me trouver 10 actionnaires. Ayant été impliqué au sein de la Jeune chambre, du Club Rotary et des jeunesses de l’Union Nationale, je n’ai pas eu trop de misère à me faire endosser. Un peu plus tard, j’ai décidé d’acheter la bâtisse. Avec Bertrand Ross, nous avons décidé de la convertir en centre d’achat. C’est devenu Place St-Germain. Comme il y avait beaucoup de compétition dans le domaine du meuble et des appareils électriques, j’ai décidé de me tourner vers les robes de mariée et la fourrure et j’ai créé Fourrure Timmons», raconte le sympathique retraité.

Pat Timmons raconte avoir été recruté par le Cégep de Rimouski pour donner des cours de marketing et de publicité. C’est à ce moment que le maire de Rimouski de l’époque, Maurice Tessier, lui a confié le mandat de mettre sur pied une commission de développement économique. « J’avais convaincu Jacques Brillant d’embarquer avec moi. Par la suite, nous avons convaincu la Ville de la pertinence d’embaucher un commissionnaire à plein temps », relate-t-il.

Le retraité se rappelle avoir milité pour empêcher la laiterie Laval de s’installer dans la région. « J’étais contre ça parce que j’avais des amis producteurs laitiers qui voulaient protéger leur mise en marché régionale. Nous les avons d’ailleurs aidés avec mon groupe d’étudiants du Cégep à améliorer leur marketing pour le porte-à-porte», indique-t-il.

« Pat a toujours été généreux pour la communauté. Je me souviens qu’il engageait le Père Noël qui donnait des cadeaux aux enfants défavorisés», indique Réginald Proulx.

30e anniversaire

Le Domaine de la Marguerite célèbre ses 30 ans en 2017. Réginald Proulx a ouvert la résidence le 1er décembre 1987 dans l’ancien Hôtel St-Louis. « C’est l’amour qui a toujours guidé mes actions. J’avais un ami dont les parents étaient décédés dans l’incendie de leur résidence pour aînés. La première question a été de savoir si le bâtiment était à l’épreuve du feu», raconte celui qui ne s’imaginait pas opérer la résidence 30 ans plus tard. « Ici, c’est comme une famille. Notre devise est aimer pour servir. Moi je dis qu’il faut ajouter la vie aux jours», indique-t-il. « M. Proulx est un peu comme le père de famille. Il vient tous les matins. Il connaît tout le monde», précise M. Timmons, qui souligne l’implication appréciée des résidents de la conjointe de M. Proulx et de Claudine Côté, à la direction générale.