Sections

Price refuse de raccorder son réseau à Saint-Octave-de-Métis


Publié le 13 septembre 2017

Deux options s'offrent à Saint-Octave-de-Métis pour régler son problème d'arsenic dans l'eau potable.

©Photo TC Media - Sonia Lévesque

ARSENIC DANS L'EAU.La municipalité de Price n'approvisionnera pas Saint-Octave-de-Métis en eau potable, comme cette dernière lui a demandé récemment.

Rappelons que cette municipalité est aux prises occasionnellement avec un taux d'arsenic dans son eau potable légèrement supérieur à la norme acceptable. Pour y remédier, elle a demandé à sa voisine de raccorder son réseau au sien.

« Cette une décision prudente qui respecte nos engagements envers nos citoyens et les municipalités (Sainte-Flavie et Grand-Métis) avec qui on a des ententes et des contrats. Nous avons aussi deux industries d'importance sur notre territoire et des projets de développement résidentiel » souligne le maire de Price, Fabien Boucher, pour justifier la décision de son conseil municipal.

Le refus de Price a bien sûr déçu les élus de Saint-Octave-de-Métis. « On croisait les doigts très fort parce qu'on trouvait que c'était une bonne solution pour les deux municipalités. On coupait presque le projet de moitié en termes de coût et nos frais d'entretien ne se comparaient même pas, mais on comprend aussi leurs raisons » a commenté le maire de Saint-Octave-de-Métis, Guillaume Bérubé.

Deux autres options sont sur la table, soit refaire les installations de traitement du site actuel et y ajouter des bassins de décantation ou déménager le système de traitement au village et utiliser les bassins actuels pour rejeter les eaux de traitement. Une affaire qui coûtera aux bas mots 493 000 $ dans le premier cas, et 692 000 $ dans le second.

« En déplaçant le système au village, ça coûte plus cher sauf que les équipements sont réduits. Nos frais récurrents vont aussi être moindres. La vidange pour enlever les dépôts d'arsenic se ferait en même temps que celle des boues » explique M. Bérubé.

Toutes ces procédures ne se règlent toutefois pas en un mois, ajoute le maire de Saint-Octave-de-Métis en évoquant les autorisations nécessaires à obtenir des ministères concernés, la recherche de financement, etc. « Au début, on estimait le projet à 300 000 $. On avait provisionné 200 000  $ de la taxe d'accise mais au fur et à mesure qu'on avançait là-dedans, le projet a grossi » dit-il.

Le 21 septembre, la Municipalité tiendra d'ailleurs une séance d'information pour expliquer ses démarches depuis qu'elle est aux prises avec ce problème, et les solutions qui sont envisagées pour y remédier. « On ne veut pas que ça devienne un sujet électoral » souligne le maire, qui n'a pas encore décidé s'il reviendra sur les rangs.

Le candidat à la mairie réagit

Le candidat à la mairie Martin Reid croit que la Municipalité a tardé à régler le dossier. En 2014, lors de l'avis de dépassement, la Santé publique demandait à Saint-Octave-de-Métis de corriger la situation d'ici la fin 2016. « D'après ce que je vois dans les procès-verbaux, ça ne semblait pas être une si grosse priorité. La population mérite  mieux que ça » plaide M. Reid. « Ce n'est pas ainsi qu'on va attirer de jeunes familles » dit-il.

Là-dessus, le maire sortant explique que les procès-verbaux témoignent des résolutions prises par le conseil. Or, dit-il, aucun engagement ou décision n'a été arrêtée par les élus, « ce qui ne signifie pas qu'on ne travaillait pas sur le dossier pour le régler » fait valoir Guillaume Bérubé.