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De la turbulence et le cisaillement du vent ont causé la difficulté temporaire de maîtrise d'un aéronef à l'aéroport de Mont-Joli


Publié le 8 août 2017

Aéroport de Mont-Joli.

©Photo TC Media - Sonia Lévesque/archives

Selon le rapport d'enquête que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié aujourd'hui, une combinaison de turbulence modérée et de cisaillement du vent a contribué à la difficulté temporaire avec l'efficacité des commandes de vol qu'a connue l'équipage de conduite d'un aéronef à l'approche à l'aéroport de Mont-Joli, en février 2016.

Il n'y a eu aucun blessé et l'aéronef n'a subi aucun dommage. Le 3 février 2016, un aéronef de Havilland DHC-8-102 exploité par Jazz Aviation LP effectuait le vol JZA8964 depuis l'aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal à destination de l'aéroport de Mont-Joli avec 24 passagers et 3 membres d'équipage à bord. Après avoir été autorisé à effectuer une approche, et en franchissant 2 480 pieds au‑dessus du niveau de la mer en descente avec le train d'atterrissage sorti, le vol s'est trouvé dans de la turbulence modérée. Celle-ci a entraîné une augmentation soudaine de la vitesse anémométrique, qui a dépassé la vitesse maximale permise avec le train d'atterrissage sorti. Le pilote a débrayé le pilote automatique et a immédiatement exécuté une mise en palier de l'aéronef pour réduire la vitesse anémométrique. Ensuite, le pilote a eu temporairement de la difficulté à maîtriser l'aéronef, mais il a été en mesure de maintenir le profil d'approche et de procéder à l'atterrissage sans autre difficulté.

L'enquête a permis de déterminer que la vitesse anémométrique avait augmenté soudainement lorsque, en sortant d'un courant-jet à basse altitude avec le pilote automatique embrayé en mode vitesse verticale, l'aéronef avait rencontré un important cisaillement en fonction du changement de rendement. Un courant-jet à basse altitude est une zone étroite de vents puissants dans les niveaux inférieurs de l'atmosphère. La turbulence et le cisaillement ont ensemble contribué à la difficulté temporaire de maîtrise de l'aéronef à l'approche.

Après l'atterrissage, le pilote a signalé l'événement en question à la compagnie, mais celle-ci n'en a informé le BST que six jours plus tard. Si les événements à déclaration obligatoire ne sont pas rapidement signalés au BST, de l'information temporaire peut être perdue, ce qui pourrait empêcher la détermination et la communication de lacunes de sécurité servant à l'amélioration de la sécurité des transports.