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Un recours collectif trop lourd à porter


Publié le 12 septembre 2017

Gaétan Rivest en 2014.

©Photo gracieuseté Gaétan Rivest

AFFAIRE VANIER. La mise en demeure de 70 M$ envoyée à une trentaine d’intimés, dont des hauts gradés de la SQ et des membres du gouvernement, en décembre 2014, était trop démesurée pour être menée à bien.

C’est ce qu’indique un de ses initiateurs, Gaétan Rivest, de Montréal, alors que le procès du présumé fraudeur Carl Gagnon alias Robert Vanier doit débuter le 29 septembre, à Toronto. « J’ai décroché de ce dossier. Je l’ai traité jusqu’à ce qu’on se rende à la mise en demeure mais nous n’avons pas pu aller plus loin. Des investisseurs qui s’étaient engagés à nous soutenir se sont retirés, de telle sorte qu’on ne pouvait pas monter un dossier qui aurait permis d’inscrire un recours collectif. Le délai de prescription est passé. »

« Merde »

Selon Gaétan Rivest, l’Affaire Vanier cache des informations qui, si elles sont dévoilées en cours de procès, feront beaucoup de bruit et éclabousseront beaucoup de monde. « Ça prenait de l’argent pour aller plus loin et je n’en avais pas assez. J’espère cependant que toute la « merde » va sortir (du procès), comme elle a sorti pour les inconduites du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) récemment, que j’ai souvent dénoncées. »

La démarche visait une vingtaine de directeurs et ex-directeurs de la SQ et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) mais aussi la firme comptable KPMG, la firme d'avocats Lavery Billy, le ministère de la Sécurité publique, et le Procureur général du Québec. Les demandeurs reprochaient à ces individus, organismes privés et publics d’avoir cautionné directement ou indirectement les gestes posés par Gagnon/Vanier quand il était sous le Programme de protection des témoins, en s’abstenant d’intervenir. Il semble bien qu’il l’était lorsqu’il a commencé à vendre des actions d'Onco Petroleum au début des années 2000 et lors de ses premières visites à Rimouski, autour de 2003.

Après tout ce temps, le procès de Robert Vanier, qui a admis que son vrai nom était Carl Gagnon et qu’il avait été délateur dans la guerre des motards, en 2010, doit débuter le 29 septembre, à Toronto. Il est accusé de parjures et de production d’un faux prospectus pour fin de vente.